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L’assurance inspire davantage confiance

9 mars 2010 | David Santerre | Commenter

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Malgré les déconfitures ultra-médiatisées des grandes compagnies d’assurance américaines qui ont miné la confiance en cette industrie dont la cote est au plus bas chez nos voisins du sud, les assureurs canadiens eux, auraient la confiance de tout juste la moitié de la population, une hausse fort honorable par rapport à l’an passé.

C’est un des constats tirés de la plus récente étude de la firme Edelman, le baromètre de confiance 2010, qui répertorie une foule de données sur la confiance des citoyens de 22 pays envers divers secteurs névralgiques.

Du côté de l’assurance, 51 % des canadiens sondés affirment accorder leur confiance aux compagnies canadiennes d’assurance. Un bond de 17 % par rapport à l’an passé, alors que l’indice se situait à 34 %.

Ces résultats sont tout à fait l’inverse de la tendance se dessinant aux États-Unis et au Royaume-Uni, où la confiance envers les assureurs est, depuis les débuts de la crise financière mondiale, au plus bas.

« Comparée à d’autres économies occidentales où les gouvernements ont investi massivement dans le sauvetage de compagnies d’assurance, la réglementation plus stricte et la surveillance des institution financières au Canada facilite la confiance », analyse Heather Conway, présidente et chef de la direction d’Edelman au Canada.

« Comme nous n’avons pas observé de déconfiture de compagnies d’assurance au pays, ni les répercussions négatives qui en découlent comme aux États-Unis et au Royaume-Uni, les canadiens sentent que l’industrie de l’assurance est plus stable et sécuritaire ici », poursuit Mme Conway.

On constate toutefois que le monde de l’assurance a encore des croûtes à manger pour rattraper les secteurs de la santé (63%), de l’énergie (64 %) et de la haute technologie (71%) en matière de confiance populaire.

Le baromètre a été établi à partir des réponses fournies par 4875 répondants résidant dans 22 pays, tous âgés entre 25 et 65 ans, sélectionnés en fonction de leur degré de scolarité, de leur revenus et de leur connaissance de l’actualité économique et politique au-dessus de la moyenne.

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