A A A
Podcast

Audio Conseiller – Carlos Leitao, Banque Laurentienne, Montréal

21 septembre 2011 | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

La forte baisse des marchés boursiers à court terme est une simple « correction » des perspectives économiques qui avaient été un peu trop optimistes en début d’année, juge Carlos Leitao, interviewé dans notre tout premier épisode de baladodiffusion.


« Nous sommes revenus à l’incertitude d’il y a un an, quand on parlait d’un possible retour en récession », observe l’économiste en chef de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, rencontré le mois dernier. « L’endettement des pays périphériques en Europe cause des soubresauts, ce qui rend le portrait global difficile à juger. Ce qui est sûr, c’est que l’économie réelle est en train de décélérer de façon importante. »

La faiblesse des économies européenne et américaine est attribuable à une forte volatilité et une grande incertitude, mais la vigueur devrait reprendre en 2012 avec des marchés plus rentables, selon M. Leitao, qui entretient peu d’espoir de croissance pour le reste de 2011. « Le mieux qu’on peut espérer, c’est une stabilisation durant l’automne », dit-il.

À ceux qui sont déjà investis dans le marché boursier, M. Leitao conseille de ne pas bouger. Il serait imprudent de se retirer pour tenter de revenir au bon moment. Abandonner serait aussi une grande erreur. En effet, les perspectives à moyen terme restent positives car les grandes entreprises américaines restent rentables et leurs profits sont au rendez-vous.

« Il n’y a aucune raison de penser que le marché ne va pas se rétablir », analyse M. Leitao, qui conseille de conserver une proportion de liquidités un peu plus élevée que la normale pour profiter des occasions qui pourraient se présenter, et d’opter pour des portions de portefeuille moins cycliques comme les blue chips américains, qui dérivent une bonne partie de leur rentabilité de leurs opérations à l’étranger.

Du côté des taux d’intérêt, pas de hausse à prévoir dans les banques centrales, selon Carlos Leitao. Les Suisses ont baissé leur taux, l’Europe a stoppé sa hausse et la Fed ne bouge pas. Peu de changements sont à prévoir « pour une très longue période, peut-être jusqu’en 2013 ».

Les taux obligataires, quant à eux, ont encaissé une forte baisse durant l’été. « C’est un peu ironique, souligne M. Leitao. On a parlé de crise de la dette aux États-Unis mais les marchés n’ont pas été préoccupés, les taux sur la dette ont baissé substantiellement, ce qui est une mesure de confiance dans la capacité du Trésor de payer ses dettes. En 2012, ces taux devraient rester bas et les rendements du marché des revenus fixes vont être aussi très bas. »

Chargement des commentaires en cours, veuillez patienter.
Médias Transcontinental S.E.N.C. Un site de TC Media,
Solutions Affaires
Médias Transcontinental S.E.N.C.
1100 boul. René-Lévesque O.
Montréal, QC H3B 4X9
(514) 392-9000