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Daniel Guillemette / Bonne conduite

Bonne conduite | Daniel Guillemette

Le plus précieux actif d’un conseiller

21 janvier 2015 | Commenter

Le bilan personnel… vous connaissez ça, bien évidemment. Au fil du temps, vous y avez tantôt ajouté un élément d’actif, tantôt un élément de passif. Grâce à votre saine gestion, vous êtes particulièrement fier ou fière de votre bilan personnel, n’est-ce pas?

Entre le moment où vous l’avez dressé pour la première fois et aujourd’hui, vous est-il déjà arrivé d’y ajouter un élément d’actif nommé « image » ou « réputation »?

Si la réponse est non et que vous deviez le faire maintenant, quelle valeur accorderiez-vous à cet ajout? Je ne vous surprendrai pas en vous annonçant que l’estimation de la juste valeur marchande (JVM) d’une réputation n’est pas une mince tâche, et qu’il est peu probable qu’elle soit identique d’une personne à l’autre.

J’aimerais donc vous suggérer de l’établir en vous fournissant d’abord les quelques éléments de réflexion suivants :

  • Votre fortune personnelle est-elle suffisante pour que vous puissiez vous rendre jusqu’à la fin de votre vie sans avoir besoin du revenu découlant de vos activités en tant que conseiller? Si oui, une atteinte à votre réputation n’est pas catastrophique pour vous.
  • Avez-vous choisi seulement des clients qui ne lisent pas les journaux, qui ne se connaissent pas et qui n’ont pas accès à l’internet?  Si oui, vous n’avez pas vraiment besoin de vous préoccuper de votre image.
  • Avez-vous la ferme conviction que vos clients et prospects vous confieront la gestion de leurs finances personnelles sans aller éventuellement taper votre nom sur Google pour en apprendre davantage sur vous? Si oui, la JVM de votre réputation est pratiquement nulle.
  • Diriez-vous qu’une plainte ou une poursuite déposée contre vous pourrait avoir une conséquence négative sur la stabilité ou sur la croissance de votre patrimoine financier personnel? Si oui, certains pourraient vous considérer comme une personne insouciante de ne pas poser des actions concrètes pour diminuer ce risque.

Pour ma part, j’évalue toujours un risque sur la base de :

  1. La probabilité qu’il se matérialise;
  2. l’importance des dommages qu’il pourrait entraîner.

Mesurer les probabilités d’occurrence d’un risque

Votre évaluation de la probabilité que votre réputation soit entachée dépend de plusieurs facteurs, dont certains sont sous votre contrôle, mais pas tous. Pourquoi alors ne pas prendre quelques minutes pour vous poser les questions suivantes :

Mesurer l’importance des dommages subis

Il est habituellement plus aisé de mesurer l’importance des dommages que la probabilité d’occurrence d’un risque. Sur la base du pire scénario (même si c’est improbable), un conseiller subirait, suivant une atteinte grave à sa réputation, une perte financière équivalente à la valeur actualisée de la somme des revenus qu’il anticipe gagner avant son départ à la retraite.

Sur la base d’un tel calcul, je ne serais pas surpris que vous arriviez à la conclusion que votre réputation représente le plus précieux de vos actifs.

Les opinions exprimées dans les blogues n'engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca.
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