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À en perdre le sommeil

5 avril 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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insomnieVos clients vous disent que leur situation financière les rend insomniaques ? Attention, ce n’est probablement pas un cliché qu’ils lancent. Cela peut leur arriver pour vrai.

En fait foi le plus récent indice mensuel RBC des perspectives de consommation au Canada, qui révèle que les Québécois sont plus susceptibles d’éprouver des soucis financiers au point d’en perdre le sommeil (70 %). Ils s’inquiètent notamment du remboursement de leurs dettes (27 %), de l’absence de fonds d’urgence (22 %) ou de l’état de leur épargne-retraite (17 %).

Alors que la majorité des participants du Québec (52 %) affirment avoir confiance en leur capacité de gérer leurs dettes, près du tiers d’entre eux (32 %) sont préoccupés par tous les aspects de leur situation financière.

L’étude de la RBC montre également que les craintes liées à l’emploi ont considérablement augmenté au Québec, atteignant 23 %. C’est une hausse de six points de pourcentage depuis février. Ce taux dans la Belle Province correspond à peu près à la moyenne nationale (22 %). RBC note que c’est seulement au Québec et en Colombie-Britannique que les craintes à l’égard de l’emploi ont augmenté.

À court terme, les Québécois demeurent plus optimistes que la moyenne des Canadiens. Le tiers (32 %) d’entre eux prévoient que leur situation financière s’améliorera au cours des trois prochains mois (en hausse de cinq points de pourcentage depuis février), comparativement à ceux qui s’attendent plutôt à une détérioration (20 %). Deux personnes sondées sur cinq (42 %) estiment que leur situation prendra du mieux durant l’année qui vient.

«Des mesures peuvent être prises pour reprendre confiance et pour réduire les soucis financiers», souligne RBC. De solides conseils financiers et l’établissement d’un plan d’action financier permet de maximiser la probabilité d’atteindre des objectifs financiers et réduire le degré d’anxiété.

RBC attire l’attention sur deux autres aspects de son rapport :

* Économie nationale. Dans une proportion de 47 %, les Québécois croient que l’économie canadienne se porte bien, soit une légère baisse de trois points depuis le mois dernier (moyenne nationale : 54 %). Les Québécois sont, de loin, les moins optimistes au sujet de la direction que prendra l’économie au cours des trois prochains mois : ils sont pratiquement aussi nombreux à estimer qu’elle s’améliorera (25 %) qu’à croire qu’elle se détériorera (23 %). À plus long terme, toutefois, 41 % des Québécois pensent que l’économie s’améliorera : encore un recul de 11 points et un résultat bien en deçà de la moyenne nationale (57 %).

* Économie locale. Trois participants sur dix (30 %) considèrent que la situation économique au Québec s’est détériorée au cours des trois derniers mois, et seulement 16 % sont d’avis qu’elle s’est améliorée. Il s’agit du plus faible résultat au pays.

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