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Attention au sous-investissement en actions

19 novembre 2009 | William André Nadeau | Commenter

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Les sous-investissement en actions, à la sortie des récessions, depuis très longtemps, engendrent de faibles rendements à long terme, écrit William André Nadeau, gestionnaire de portefeuille et fondateur du cabinet Orientation Finance.

Deux catégories d’investisseurs
Il y a deux types d’investisseurs : l’investisseur institutionnel et le petit investisseur. Des écarts de rendements énormes à long terme séparent les deux types d’investisseurs.

L’investisseur institutionnel est celui qui gère les caisses de retraites et les fonds communs. Il s’agit d’une des professionnels de la gestion qui malheureusement obtiennent des rendements inférieurs d’environ 1 % après frais à ceux de leurs indices de référence. De nombreuses raisons expliquent cet écart. Je les commenterais dans une prochaine chronique.

L’investisseur individuel, ou petit investisseur, est celui qui prend ses décisions d’investissement par lui-même ou avec l’aide d’un courtier ou conseiller, que les placements soient investis sous forme de fonds communs ou l’achats directs dans les titres. En  volume, il est minoritaire dans la valeur boursière totale.

Selon les études de Dalbar, l’investisseur individuel aurait obtenu, depuis quelques décennies, un rendement inférieur d’environ 5 % par année aux indices de références pour les portefeuilles boursiers, équilibrés ou les obligations. Ses rendements ont été nettement inférieurs. Avec la faiblesse des rendements des bourses depuis 10 ans, on peut supposer qu’il n’a connu aucun rendement en moyenne. De plus, le niveau d’inflation de 2,2 % en moyenne a entamé la valeur de leur capital. Cette situation est catastrophique.

Les décisions d’investissement boursier diffèrent dans le temps entre les deux catégories
Dans l’action, les deux types d’investisseurs ne prennent pas les mêmes décisions de répartition d’actif dans les mêmes périodes. C’est un comportement de la moyenne que j’expose, car il y a plusieurs investisseurs individuels plus proactifs et habiles que les institutionnels. Historiquement, l’investisseur individuel a tendance à sous-investir dans les actions à la fin des récessions tout simplement parce qu’il a été « échaudé » par des pertes financières subies durant la récession. L’expérience récente persiste dans la mémoire et ancre l’impression que cette situation pourrait être la réalité à long terme.

Au fur et à mesure que les cours boursiers grimpent durant la reprise et la croissance économique, les achats d’actions prennent de l’ampleur. Si pour l’investisseur institutionnel le pourcentage moyen en actions est de 55 % à long terme, l’investisseur individuel peut voir le pourcentage d’actions dans son portefeuille à 15 %, à la fin de la récession, et grimper aisément jusqu’à 100 % après plusieurs années de reprise boursière. Il redevient convaincu que la nouvelle réalité est une Bourse qui rapporterait plus de 15 % par an.

L’étude du statisticien américain réputé James O’Shaughnessy démontre qu’un investisseur qui aurait toujours maintenu une allocation des actifs de 60 % en actions et 40 % en obligations aurait obtenu, en moyenne, et durant les 5 années à partir du début d’une reprise économique 12,7 % de rendement composé. Un investisseur effrayé par les pertes des cours durant la récession et qui aurait  seulement investi 15 % en actions aurait obtenu 6 % de moins en rendement par année.

Je vous suggère d’ajouter dans vos sites préférés les publications de State Street sur la confiance des investisseurs institutionnels pour vous guider comme investisseur individuel.

Ce site vous donne le pouls, à l’échelle mondiale, des activités d’achat des placements plus à risque comme les actions. Les investisseurs institutionnels sont les bons guides d’une tendance pour les actions. Si vous suivez le niveau de confiance des investisseurs institutionnels et que vous constatez, d’un mois à l’autre, que l’indice de confiance est en progrès et si l’indice est inférieur à 100,  vous aurez avantage à augmenter le pourcentage de votre portefeuille en actions. Au contraire, si sur 2 à 3 mois, l’indice de confiance baisse, vous aurez avantage à réduire votre exposition en actions.  Ces investisseurs sont les principaux acheteurs de titres plus risqués et les premiers vendeurs, bien avant les particuliers.

Le contenu de cette chronique a été gracieusement fourni par le cabinet Orientation Finance.

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