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CELI : l’utiliser avec créativité

14 décembre 2009 | Sophie Stival | Commenter

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Près d’un an après son lancement, certains de vos clients semblent encore ignorer les options de placement que peut leur offrir le CELI. C’est du moins ce que révèle un rapport rendu public il y a quelques jours par Sherry Cooper, économiste en chef, BMO Marchés des capitaux.

Voici quelques points intéressants du rapport :

94 % des actifs détenus dans un CELI ouvert auprès d’une banque sont investis dans des dépôts à terme ou dans des comptes d’épargne alors qu’ils pourraient l’être aussi dans des actions, des obligations ou tout autre actif bancaire. Les Canadiens semblent donc se montrer prudents lorsqu’ils placent leur argent dans un CELI. Mais il s’agit peut-être d’une simple méconnaissance des options qui leur sont offertes.

  • Le taux d’épargne des Canadiens ayant fortement augmenté en raison de la récession (plus grande volonté de rebâtir son patrimoine et de s’assurer une sécurité financière), la création du CELI s’est avérée être une méthode intéressante, pour les ménages prudents, et ce, afin d’accroître leur coussin de sécurité.
  • De prime abord, le CELI s’avère être une option de placement plus intéressante que le REER pour deux groupes de personnes. Tout d’abord, pour ceux qui commencent dans la vie et ont des faibles revenus (tels que les étudiants et les jeunes couples sans enfants), et qui ont encore un peu d’argent après avoir payé leurs factures et diminué leurs dettes. Ensuite, pour ceux qui ont plus d’argent, qui disposent de fonds à investir et qui ont cotisé le maximum admissible à leur REER.
  • Les conclusions du rapport révèlent que les cotisants à un CELI sont généralement plus âgés et plus fortunés, ce qui suggère que les gens plus jeunes utilisent l’épargne dont ils disposent pour réduire leurs dettes avant toute chose.
  • La création du CELI représente la modification la plus importante (en matière d’épargne) apportée au système fiscal canadien depuis la mise en place du Régime enregistré d’épargne-retraite (REER), en 1957.

Quelques conseils pour les jeunes et ceux qui ont des revenus élevés ou plus faibles

  • Les jeunes qui amorcent leur carrière auront avantage à attendre d’être imposés à un taux marginal supérieur avant de se servir de leurs droits inutilisés de cotisation à un REER. Ils pourront plutôt cotiser à un CELI pour obtenir un revenu à l’abri de l’impôt, puis plus tard, quand ils seront soumis à un taux marginal d’imposition supérieur, ils pourront retirer les fonds de leur CELI afin de faire des versements supplémentaires dans leur REER. Du même coup, ils pourront se servir de nouveau des droits de cotisation libérés du fait des retraits effectués.
  • Dans le cas des personnes ayant de faibles revenus ou des redressements importants au titre des régimes de retraite, la limite de cotisation annuelle au CELI de 5 000 $ sera toujours disponible, même si leur limite de cotisation à un REER est faible ou même nulle. Dans une telle situation, le CELI peut servir à compléter les cotisations à un REER.

CELI : un complément au REER

  • Les particuliers qui disposent de beaucoup de liquidités pourront maximiser leurs cotisations au REER, puis cotiser à un CELI afin de compléter leurs revenus de retraite.
  • Les particuliers qui ne disposent pas d’un revenu suffisant afin de cotiser aux deux programmes pourront maximiser leurs cotisations au REER chaque année afin d’économiser le plus possible d’impôt. Par la suite, le remboursement d’impôt qu’ils obtiendront en retour pourra être investi dans un CELI.
  • Le fractionnement du revenu est beaucoup plus facile avec le CELI. Les restrictions sont beaucoup moins nombreuses que dans le cas d’un REER de conjoint.

Achat d’une première maison : le CELI, une autre source de fonds

  • Les acheteurs d’une première maison ont la possibilité de puiser dans leur REER pour constituer une mise de fonds, dans le cadre du Régime d’accession à la propriété (RAP). Du fait qu’il se trouve à l’abri de l’impôt, le CELI peut également servir à cette fin, et offre une plus grande flexibilité lorsque vient le moment de le renflouer. Dans le cadre du RAP, le titulaire est tenu de remettre les cotisations retirées de son REER sur une période de 15 ans, tandis que dans le cas du CELI, aucun remboursement n’est nécessaire, et les montants des retraits effectués s’ajoutent aux droits de cotisation futurs.

Remarque : Dans le cas des particuliers qui ne sont pas admissibles au RAP, la flexibilité du CELI signifie qu’il peut servir à l’achat d’une maison, à des rénovations ou à toute autre amélioration apportée à une propriété.
CELI à la retraite : plus d’argent à l’abri de l’impôt après l’âge de 71 ans

  • Le CELI aide les aînés en leur permettant de continuer à cotiser à un CELI même lorsqu’ils ne sont plus admissibles à des cotisations à un REER.
  • Si un retraité se voit obligé de retirer plus d’argent qu’il n’en a besoin d’un FERR, il pourra investir l’excédent dans un CELI, et ainsi continuer à obtenir des revenus de placement à l’abri de l’impôt.
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