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Conseiller un couple qui divorce à l’amiable

10 décembre 2009 | Commenter

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La conseillère Doreen Gardner Brown exploite un créneau particulier : les couples qui cherchent à divorcer à l’amiable. Depuis 2002, cette planificatrice financière de Vancouver agit comme personne neutre entre les conjoints en voie de rupture et leurs avocats respectifs, et ses services sont en demande.

À Advisor.ca, Doreen Gardner Brown explique que le divorce à l’amiable est une formule qui connaît un succès grandissant au pays. En effet, les procédures juridiques sont limitées, de même que les chicanes déchirantes devant les tribunaux. Les questions relatives à la garde des enfants ou au partage des propriétés, par exemple, sont déjà réglées avant de se présenter devant le juge. Évidemment, chacun des conjoints doit y mettre du sien. Mais lorsque les intervenants acceptent de se plier à cette prémisse, le dossier peut se conclure sans anicroche, au bénéfice de toutes les parties.

Le travail de Doreen Gardner Brown consiste à fournir une expertise financière. Ainsi, elle est appelée à chiffrer la valeur actuarielle d’un patrimoine familial, d’un régime de retraite, d’un REER ou même d’une entreprise. On peut lui demander d’établir une projection financière concernant l’évolution du niveau de vie d’un conjoint durant un certain nombre d’années, par exemple. « Les avocats sont contents de mon travail qui permet à leurs clients de prendre des décisions éclairées », souligne-t-elle.

En général, un dossier de divorce à l’amiable prend 12 mois avant d’être complété. Pour Doreen Gardner Brown, cela implique des rencontres avec les clients et leurs avocats, la préparation d’un plan financier et la révision de celui-ci à la lumière du jugement  rendu.

Dans 25 % des cas, l’actif en jeu varie entre 250 000 $ et 500 000 $. Il se situe entre 500 000 $ et 999 999 $ dans 20 % des situations. Dans près de 40 % des cas, les montants en jeu sont évalués à 1 million de dollars ou plus.

Pour Doreen Gardner Brown, le principal défi à relever est de résister à la tentation de s’immiscer dans les aspects juridiques d’un divorce à l’amiable. Souvent, des clients en instance de rupture conjugale lui demandent de travailler pour elle, ce qu’elle refuse de faire. « Je ne dois prendre position ni pour l’un ni pour l’autre. Mon efficacité réside dans ma capacité à rester neutre. Sinon, je perdrais ma crédibilité », souligne-t-elle.

Tiré d’un article paru sur le site web Advisor.ca.

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