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Deux leçons de Mark Zuckerberg

11 juin 2012 | La rédaction | Commenter

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L’aventure de Facebook et de son créateur Mark Zuckerberg est bien connue. Lancé à partir d’une chambre d’étudiants en 2004, le site Facebook est devenu un succès mondial en quelques années à peine.

Même si l’entrée en Bourse de l’entreprise de Mark Zuckerberg demeure difficile, il n’en reste pas moins que sa capitalisation boursière dépasse les 50 milliards de dollars américains, rappelle Dan Richards, président de la firme de communication financière ClientInsights.

En tant que grand patron de Facebook, Mark Zuckerberg a accompli deux choses dont devraient s’inspirer les conseillers, dit le spécialiste en communication financière.

1. « Mieux faire que parfaire ». Cette devise orne les murs des bureaux de Facebook. Elle devrait être le mot d’ordre de nombreux conseillers, souligne Dan Richards. « Depuis le temps que je fréquente les professionnels des services financiers, je suis toujours stupéfait de voir à quel point le perfectionnisme de certains d’entre eux les empêche d’agir », note-t-il.

Il donne trois exemples.

* Consacrer des dizaines d’heures à fignoler un plan financier afin de n’échapper aucun détail, au point d’être incapable de le présenter à temps à un client.

* Corriger sans cesse le brouillon d’une lettre financière. Résultat de cette minutie excessive : au lieu d’une par trimestre, on ne produit plus qu’une seule lettre par année.

* Investir trop de temps avant de rencontrer un professionnel. Dan Richards constate que plusieurs conseillers passent un temps fou à préparer leurs rencontres avec les comptables de leurs clients. Lorsque vient le moment de leur « vendre » leur plan, ils tombent en panne d’énergie!

« Un jour ou l’autre, nous sombrons tous dans le perfectionnisme. Dans certains cas, ce peut être nécessaire. Mais, la plupart du temps, c’est inutile. Si l’on peut faire un bon travail en y mettant 70 %, 80 % ou 90 % du temps idéal requis, pourquoi dépenserait-on 100 % afin de viser la perfection? », demande Dan Richards.

2. Devenir un hacker. Évidemment, les pirates informatiques (hackers) ont une réputation peu enviable. Mark Zuckerberg, lui, leur trouve de grandes qualités qu’il tente d’implanter tous les jours chez Facebook : la curiosité, la persévérance et l’ingéniosité. « Zuckerberg décrit le hacking comme un état d’esprit axé sur l’expérimentation, la volonté de réaliser des projets rapidement et à bas prix », indique Dan Richards.

Les premiers résultats sont peu convaincants? Pas grave. On les améliorera en tenant compte des critiques et des commentaires des usagers. Dan Richards fait remarquer que les atouts majeurs du site Facebook sont le fruit de cet état d’esprit axé sur l’expérimentation.

Comment les conseillers peuvent-ils tirer profit du cas Zuckerberg/Facebook? En explorant de nouvelles avenues en matière de communication, notamment, tout en ne craignant pas l’échec. Si vous ne parvenez pas à décrocher des clients que vous ciblez depuis longtemps, par exemple, essayez d’autres approches. Vos clients semblent s’ennuyer lorsque vous les appelez? Peut-être seront-ils plus captivés par des vidéos conférences de groupe en ligne.

« Je suis un adepte de la méthode essai-erreur. C’est la meilleure façon d’évaluer les nouvelles initiatives », dit Dan Richards. Quand Mark Zuckerberg a lancé son site Facebook, combien de soi-disant experts ont prédit que ça ne fonctionnerait pas? Des centaines, sans doute. Avec sa mentalité de hacker et sa devise « Mieux faire que parfaire », Mark Zuckerberg les a tous confondus.

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