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Donner sans se faire avoir

22 février 2010 | Sophie Stival | Commenter

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Qu’ont en commun Angelina Jolie, Bono, Lance Armstrong, et Michael J. Fox, en plus d’être célèbres ? Ce sont aussi des porte-parole qui donnent beaucoup de leur temps et de leur argent à des causes humanitaires.

Mais qu’une célébrité soit le fondateur ou le porte-étendard d’un organisme de bienfaisance rend-il ce dernier plus légitime? Certainement pas, affirme Sandra Miniutti, vice-présidente marketing de Charity Navigator, le plus vaste et le plus utilisé des réseaux d’évaluateurs d’œuvres caritatives aux États-Unis (sans but lucratif). Avant d’appuyer ou de donner de l’argent, mieux vaut faire ses devoirs.     

Quand le tremblement de terre a frappé Haïti, plusieurs organismes de bienfaisance ont demandé de l’aide à la population. C’est le cas de la fondation du chanteur haïtien Wyclef Jean, « Yéle Haiti Foundation ». À l’heure d’Internet, il suffit de quelques clics pour donner à la dernière fondation à la mode.

Stéphanie Strom du New York Times écrivait récemment que Wyclef Jean est l’un des grands gagnants de la course aux millions qui a suivi la tragédie haïtienne. Pourtant, cette œuvre de charité était relativement jeune et sans expérience pour réagir devant un tel désastre et surtout, pour distribuer autant d’argent. De même, on a également reproché au rappeur de manquer de transparence en ne divulguant que très tardivement les revenus (de plusieurs années) de sa fondation.

Chez nous, c’est l’Agence du revenu du Canada (ARC) qui enregistre les organismes admissibles à titre d’organisme de bienfaisance, mais ce sont les provinces qui ont la responsabilité de les surveiller sur leur territoire. Selon l’ARC, « la majorité des provinces n’exercent pas une surveillance active des organismes de bienfaisance ».

Une célébrité ou un ami invite vos clients à faire un don à son œuvre favorite ? Ils devraient s’assurer avant que l’œuvre soit bien enregistrée et qu’elle fasse preuve de transparence dans la divulgation de ses états financiers et dans l’évaluation de ses programmes ? La Déclaration de renseignements des organismes de bienfaisance enregistrés peut aussi leur donner une idée du pourcentage des ressources qui sont consacrées aux activités de bienfaisance.

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