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Finances : les Y seraient avantagés

16 mai 2014 | Laurence Hallé | Commenter

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La génération Y, qui comprend les jeunes nés entre 1980 et le début des années 2000, serait en meilleure posture financière que les baby-boomers ne l’étaient à la même période de leur vie, il y a trente ans, avance-t-on dans une nouvelle étude du service des études économiques de BMO Groupe Financier, dont les résultats ont été publiés hier.

Si les jeunes familles font face à des dettes plus importantes et que leurs maisons coûtent plus cher, elles font aussi un peu plus d’argent que leurs parents à l’époque et le marché de l’emploi leur est plus favorable, précise le rapport.

Plus nombreux à travailler

Les jeunes à la recherche d’un emploi ont ainsi 3 % plus de chances d’en décrocher un que leurs parents, ces chances se situant à 93 % à l’heure actuelle contre 90 % au milieu des années 1980. Et ils reçoivent des prestations de chômage pendant environ un mois de moins que les baby-boomers. On souligne toutefois que si les jeunes d’aujourd’hui sont plus nombreux à travailler, une proportion plus élevée de ces emplois sont des postes à temps partiel.

La scolarité plus élevée des Y influence légèrement à la hausse leur revenu médian par rapport à celui enregistré 30 ans plus tôt, passant de 33 900 $ à  34 700 $ de 1984-88 à 2011. Ce gain se traduit par un pouvoir d’achat supérieur de 2 %, indique-t-on dans l’étude de BMO.

« Cela peut sembler peu, mais la différence s’accumule avec le temps. Il faut cependant garder en tête que le revenu médian était plus élevé dans les années 1970, avant que la récession des années 1980 frappe sévèrement les travailleurs; le point de départ de notre comparaison a donc son importance », a expliqué l’économiste en chef de BMO Marchés des capitaux, Sal Guatieri.

Un patrimoine plus important

Les jeunes du millénaire âgés de 25 à 34 ans détiennent également un patrimoine plus important que leurs parents, alors que la valeur médiane nette d’un foyer s’établissait, en 2012, à 52 000 $, soit le double des données observées en 1984, ce qui représente 28 752 $ en dollars constants pour l’année 2012.

Le niveau d’endettement est toutefois de 2,4 % plus élevé chez les jeunes, à 84,4 % contre 82 % en 1984, notamment en raison de leurs dettes d’étude, qui ont augmenté trois fois plus rapidement que les prix à la consommation en 30 ans, souligne-t-on dans le document. Ils sont aussi plus nombreux à devoir payer une hypothèque, à 85,6 % contre 79,2 % en 1984.

Ces dettes devront donc être bien gérées pour ne pas influencer leur stabilité financière à long terme, prévient Martin Nel, vice-président, Produits de crédit et de placement à BMO Banque de Montréal.

« Bien que les jeunes familles d’aujourd’hui aient la possibilité de tirer profit d’une conjoncture financière et économique favorable, la façon dont elles gèrent leur endettement plus élevé pèsera sur leur stabilité financière à long terme. Et comme on s’attend à un rehaussement des taux d’intérêt dans un avenir prochain, un plan financier complet conçu pour réduire leur dette le plus rapidement possible les aiderait à atteindre cet objectif. »

Et l’immobilier?

Le prix des propriétés a grimpé en flèche depuis 30 ans. Alors qu’il représentait en moyenne 10,4 fois le revenu médian d’une jeune famille en 2011, ce ratio était deux fois moins important il y a 30 ans. Les jeunes familles ne peuvent donc pas accéder à la propriété individuelle dans les secteurs particulièrement en demande, dont Vancouver et Toronto, par exemple, selon BMO.

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