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Finances personnelles : 7 leçons pour aider vos clients

23 novembre 2009 | Sophie Stival | Commenter

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Bien qu’il existe une multitude de livres sur les finances personnelles, leur complexité en décourage plus d’un. Janet Bodnard, éditrice du magazine américain Kiplinger, propose quelques leçons simples pour les aider à garder le contrôle de leur situation financière.

Avant d’investir, vos clients devraient :

Leçon nº 1 : Se demander où va leur argent

  • Connaître son bilan financier : vos clients doivent comprendre leur bilan financier afin d’établir ensuite un plan d’épargne ou encore de saisir où sont leurs dépenses et leurs sources de revenus. La meilleure méthode demeure toujours la plus simple, soit de faire un budget.

Au Québec, Option consommateurs offre une grille budgétaire en format PDF, très utile pour effectuer l’exercice. L’organisme recommande de faire l’exercice annuellement.

  • Payer par ordre de priorité : il est toujours plus rentable de rembourser en premier les dettes les plus coûteuses (taux d’intérêt). Rembourser le solde de ses cartes de crédit devrait aussi être prioritaire.
  • Établir un fonds d’urgence : s’assurer que vos clients ont toujours dans leur compte de banque courant assez d’argent pour couvrir six mois de dépenses. Si c’est trop difficile à réaliser, on peut commencer par un objectif moins ambitieux. Avoir un coussin de sécurité d’un ou deux mois peut déjà apporter un sentiment de sécurité important. 

Leçon nº 2 : Épargner, épargner, épargner

  • Proposez à vos clients de faire des prélèvements automatiques : ceci permet d’épargner avant d’avoir la tentation de dépenser les surplus. Peu importe le salaire de vos clients et le montant prélevé, cette façon reste la plus sûre d’y arriver. 
  • Avoir plusieurs comptes d’épargne : on peut établir différents plans d’épargne selon l’objectif (voyage, voiture ou maison). Ceci permet de mieux voir où va l’argent (voir leçon 1).
  • Comprendre l’effet de la composition (calculatrice financière) : expliquez à vos clients comment l’utiliser pour qu’ils saisissent mieux la « magie » des intérêts composés. Attention à l’inflation. Le coût de la vie peut rapidement gruger avec le temps le pouvoir d’achat de vos clients.

Leçon nº 3 : Utiliser les cartes de crédit prudemment

  • Calculer les intérêts de ses cartes de crédit. Utiliser des cartes de crédit laisse les mêmes traces (historique de crédit) qu’un emprunt bancaire. La différence c’est que le taux d’intérêt est souvent beaucoup plus élevé et ne pas rembourser ses soldes rapidement peut coûter très cher. Vos clients ou leurs enfants seraient peut-être bien contents de comprendre comment se calcule le taux d’intérêt de leurs cartes de crédit. Il suffit d’une simple calculatrice et d’un peu de votre temps pour que tout s’éclaire…
  • Connaître son historique de crédit : en demandant un tel document à un bureau de crédit comme Equifax, vos clients pourront mieux saisir certaines décisions de leur institution bancaire ou de certains commerçants de leur prêter généreusement ou non…

Leçon nº 4 : Planifier la retraite le plus tôt possible

  • Contribuer peu s’il le faut, mais dès le plus jeune âge pour la retraite : que ce soit par des prélèvements automatiques, par un régime de retraite d’entreprise, plus on le fait jeune et plus l’effet de composition sera grand. Si l’entreprise apparie les cotisations, il faut en profiter au maximum. Dans ce dernier cas, c’est de l’argent facilement économisé.

Leçon nº 5 : Acheter une maison dans la mesure de leurs moyens

  • Ne pas trop s’endetter lors de l’achat d’une résidence. Il est toujours bon de démontrer (sur papier) à ses clients la part de capital et d’intérêt qui se rembourse au cours des années. Se bâtir de l’avoir n’est pas aussi rapide qu’on peut le croire. Ne pas oublier de tenir compte des autres frais que l’on doit ajouter à son hypothèque (assurances, taxes foncières, rénovations urgentes, etc.).
  • Attention à la part des paiements sur le revenu brut. L’hypothèque ne doit pas accaparer une part trop importante des revenus de vos clients. De même, les prix des maisons croissent généralement lentement (2-3% par année), tout comme le taux d’inflation…

Leçon nº 6 : Acheter une couverture d’assurance à bon prix

  • Assurance vie : vos clients qui ont de jeunes enfants devraient envisager de s’en procurer une. Même chose dans le cas d’un conjoint qui dépend du revenu de l’autre pour payer les factures. Magasiner son assurance, ça en vaut bien souvent la peine.
  • Assurance auto : les prix varient beaucoup d’une compagnie à l’autre. Il faut négocier et demander les escomptes accordés (historique de conduite, peu de kilométrage, plusieurs voitures ou diverses assurances au même endroit).  
  • Assurance habitation : beaucoup de gens dans ce domaine s’assurent trop. Il vaut parfois la peine de monter sa franchise et payer de sa poche les petites réclamations. Les primes peuvent alors être beaucoup plus basses. En fait, il s’agit d’assurer les coûts de reconstruction de la bâtisse et son intérieur, mais pas pour le terrain.

Leçon nº 7 : Investir intelligemment 

  • Avoir des actions dans son portefeuille, c’est important : même si les rendements de cette catégorie d’actifs ont souffert au cours de la dernière année, historiquement les actions offrent un rendement supérieur aux autres classes. Pour éviter de perdre le sommeil, il est bon d’investir tous les mois ou les trimestres afin d’avoir un coût moyen qui s’ajuste avec les aléas du marché. Ces prélèvements automatiques évitent les coups de tête et la tentation de vendre quand le marché descend et d’acheter quand le marché monte.
  • Connaître son aversion au risque : chez nos voisins du Sud, les financiers proposent souvent (pour trouver la portion d’actions à mettre dans le portefeuille) de soustraire l’âge du chiffre 100. Ainsi, une personne de 40 ans investira (100 – 40) 60 % du portefeuille en actions. Il faut également bien diversifier cette classe d’actifs (à l’étranger, avec de petites et de plus grandes capitalisations, dans différents secteurs de l’économie).
  • Investir dans un fonds indiciel : il est parfois plus simple (et moins coûteux) d’investir dans un tel fonds en raison de la diversification intéressante qu’il offre.

Adaptation d’un texte de Janet Bodnar, éditrice de Kiplinger’s Personnal Finance.

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