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Hypothèque : comment faire face à la hausse

23 décembre 2009 | David Santerre | Commenter

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Les experts et le gros bon sens nous le disent et le répètent, tout ce qui semble trop beau pour être vrai ne peut durer. C’est exactement le cas des très alléchants taux hypothécaires en vigueur et qui ont permis à de nombreux ménages québécois désireux de s’offrir la maison de leurs rêves en 2009.

La preuve, les reventes de maisons existantes ont bondi de 76 % au pays depuis les taux planchers de janvier dernier et leur prix a grimpé en novembre de 19 % seulement, par rapport à novembre 2008, la deuxième plus importante hausse en 20 ans. Une bonne nouvelle pour les propriétaires.

Mais selon Sal Guatieri, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux, la récréation tire à sa fin.

« Nous nous attendons à ce que le taux de financement à un jour de la Banque du Canada grimpe de 0,25 % à partir du mois de juillet 2010, jusqu’à un taux plus neutre de 4,25 % vers le milieu de 2012. Par conséquent, les consommateurs peuvent également s’attendre à ce que les taux hypothécaires augmentent », prévoit-il.

Sans crier panique, c’est une donnée que les acheteurs de propriétés aveuglés par les faibles taux d’intérêts doivent prendre en compte.

L’ancien économiste en chef de la Banque CIBC, Jeff Rubin, le disait il y a quelques jours à l’agence de presse Reuters, les ménages canadiens sont surendettés, et une hausse de quelques points de pourcentage des taux d’intérêt pourrait rendre insoutenable les paiements hypothécaires pour ceux qui ont vu trop grand.

Le premier truc pour éviter les écueils est sans contredit de ne pas avoir les yeux plus grands que la panse. Avant d’aller de l’avant avec un achat, calculez combien vous coûteraient vos paiements mensuels si les taux grimpaient de 2 %. Par exemple, image BMO, un prêt de 100 000 $ à 2,25 % d’intérêt coûterait à son détenteur 100 $ de plus par mois advenant une hausse de 2 %.

Évidemment, tentez de rembourser avec anticipation votre prêt pour diminuer les intérêts versés sur la durée de l’hypothèque, et étudiez bien la question suivante : prêt à taux fixe ou variable ? Ce dernier peut payer à long terme, mais le premier sécurisera les plus pantouflards. Et surtout, évitez de jouer au devin quant à l’évolution des taux !

« Songez non seulement à ce que sont vos besoins financiers aujourd’hui, mais également à ce qu’ils seront dans un an, dans trois ans et dans cinq ans, de façon à pouvoir planifier en conséquence », conclut Jane Yuen, directrice principale – Prêts hypothécaires, BMO Banque de Montréal.

Des conseils pour vos clients
Voici quelques conseils que donne la BMO afin d’aider vos clients concernés à faire face à une éventuelle hausse des taux hypothécaires :
1) S’assurer que vos clients aient les moyens de s’offrir ce qu’ils viennent d’acheter :

  • Refaire leur budget en y intégrant des versements hypothécaires grevés d’un taux d’intérêt plus élevé. Cet exercice leur permettra de déterminer leur marge de manœuvre et leur « zone de confort ».

2) Les inviter à faire des remboursements anticipés, si leur budget le permet :

  • Par exemple, effectuer des versements chaque semaine ou toutes les deux semaines, au lieu d’un seul versement mensuel ;aux semaines ou aux deux semaines plutôt que mensuellement.

3) Les encourager à mettre de l’argent de côté pour les mauvais jours (un toit qui coule, une réparation imprévue, etc.)

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