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Le CELI toujours méconnu de vos clients

13 octobre 2009 | Sophie Stival | Commenter

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Avez-vous demandé à votre entourage s’il est familier avec le nouveau compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ? « La plupart des gens vous diront qu’ils en ont peu entendu parler. Certains croient carrément que c’est un compte d’épargne bancaire », affirme Guylaine Dufresne, directrice de la planification financière de Banque Laurentienne à Conseiller.ca.

Près de 10 mois après son lancement en grande pompe, cet outil d’épargne est toujours mal compris de la population, a-t-elle constaté. De nombreux épargnants pensent que c’est un produit, alors qu’il s’agit en fait d’un régime.

Les conseillers oublient souvent d’en parler, car ce n’est pas encore un réflexe ancré dans leur « culture d’investissement », observe-t-elle. Pourtant, le CELI offre de nombreux avantages, notamment la souplesse.

Comment intéresser vos clients au CELI ?
« La meilleure façon de vendre le CELI, c’est d’en parler », croit Mme Dufresne. On est habitué au REER, mais on perd de vue qu’une fois les contributions maximisées, le CELI est un autre moyen intéressant d’épargner.

Bien que les cotisations soient faites après impôt, il n’est pas utile de laisser de l’argent dormir dans un compte régulier. Mieux vaut l’investir dans un compte où les revenus d’intérêts s’accumuleront à l’abri de l’impôt. « Cinq mille dollars, ça peut sembler un petit montant pour certains clients, mais l’addition des cotisations constituera avec le temps un bon pécule », souligne la planificatrice financière.

Ce qu’ils doivent retenir
Nos clients ne doivent pas oublier que ces droits de contributions ne sont jamais perdus. Il n’est pas non plus nécessaire d’avoir des revenus d’emploi pour en avoir un. Ainsi, un parent ou un conjoint peut cotiser (à la limite de son plafond) dans le CELI de son enfant ou de son partenaire.

Le CELI permet d’épargner pour des projets plus à court terme que la retraite, comme l’achat d’une voiture ou d’un voyage. Dans ces deux derniers exemples, contribuer au REER n’est peut-être pas la bonne chose à faire.

L’âge de l’investisseur est aussi important. Un retraité qui ne peut plus contribuer à son REER devrait le faire dans un CELI, s’il en a les moyens. De même, les personnes qui doivent faire des retraits minimums de leur FEER sans vraiment en avoir besoin devraient cotiser l’excédant dans un CELI afin de profiter d’une croissance composée à l’abri de l’impôt.

« Lorsque l’on retire des fonds d’un CELI, le rendement accumulé se transforme en droit de cotisation », précise Mme Dufresne. Par exemple, si votre client verse 5 000 $ à un CELI et que l’année suivante il a accumulé 5 250 $, il pourra retirer la somme totale tout en ayant droit de cotiser jusqu’à 10 250 $ l’année suivante. Cela inclut une nouvelle tranche de cotisation de 5 000 $, le retrait de 5 000 $ et les intérêts de 250 $.

Certains oublient enfin que ces droits de contribution seront également indexés. La cotisation annuelle sera donc de 5 500 $ dès que l’inflation le justifiera.

« Depuis l’avènement des REER en 1957, le CELI est comme une mini révolution en soi. L’effet cumulatif des cotisations va devenir de plus en plus important avec les années », termine Guylaine Dufresne.

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