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Économie

Le Québec fait piètre figure à l’examen du Conference Board

16 mai 2014 | Laurence Hallé | Commenter

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Le Québec a échoué à l’examen du Conference Board et se voit attribuer un « C » pour sa performance économique, un résultat en deçà de l’évaluation de la majorité des provinces canadiennes, a indiqué le groupe de réflexion hier.

Dans son analyse « Les performances du Canada : Économie », le Conference Board classe au sommet de son palmarès trois provinces riches en ressources naturelles : l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador, qui ont toutes obtenu la note de « A+ ». À l’autre bout du spectre figurent deux provinces des Maritimes, soit le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, avec un « D ».

La performance de l’ensemble des provinces canadiennes permet toutefois au pays de se hisser parmi les pays affichant le meilleur bilan, avec un « B » en 8e place, devançant ainsi de peu la Suisse et le Royaume-Uni, aux 9e et 11e rangs, respectivement.

Selon les prévisions du Conference Board, le Québec devrait connaître une légère croissance à court terme. L’an dernier, la province avait obtenu un « A » en matière de croissance d’emploi et un « B » pour celle du produit intérieur brut (PIB). Ce dernier indicateur devrait par ailleurs croître à nouveau cette année en raison de la reprise du marché américain et de la dépréciation du huard, entre autres. Or, le Conference Board souligne que ces notes ne sont pas un « indicateur de sa propre robustesse » mais plutôt le « reflet des faiblesses des pays comparables ».

Le groupe de réflexion prévient qu’à moins d’une réforme structurelle, cette bonne performance à court terme du Québec pourrait entraîner des perspectives modestes à plus long terme.

La province affiche également une mauvaise performance en ce qui a trait au revenu par habitant, avec un « D ». Un tel résultat devrait, selon le premier vice-président et économiste en chef du Conference Board, Glen Hodgson, tirer la sonnette d’alarme.

« La performance du Québec au chapitre du revenu par habitant se détériore depuis le début des années 1980, et la province reçoit systématiquement un «D » depuis le milieu des années 1990. Le Québec se retrouve maintenant dans le même groupe que le Japon, la France, le Royaume-Uni et certains autres pays européens ayant connu une faible croissance économique ces deux dernières décennies », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Afin d’établir ce palmarès, le Conference Board indique avoir pris en compte trois principaux critères, soit la richesse économique, les désavantages et difficultés économiques ainsi que la viabilité économique.

Le Conference Board a ainsi évalué pour une première fois la performance des provinces en les comparant les unes aux autres et mesurant celle du pays à 16 autres États comparables, indique l’organisation dans le communiqué.

Il s’agit du premier rapport d’une série de six sur la situation socio-économique des provinces et du pays. La prochaine analyse, dont la publication est prévue pour le mois de juin, doit porter sur l’éducation et les compétences.

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