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Les billets à capital protégé un complément à l’investissement(1er partie)

10 mai 2007 | Mélanie Alain | Commenter

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(10-05-2007)Les billets à capital protégé(BCP)existent depuis environ 10 ans, mais semblent avoir gagné l’approbation générale dans les 3-4 dernières années. Brad Gerster, vice-président principal et chef des Produits structurés Mackenzie(MSP), s’attend à ce que ça continue. Il mentionne que des études publiées par la société Investors Economics montrent que la popularité de BCP devrait croître significativement dans les 10 prochaines années. Selon
M. Gerster, cette croissance est due aux bas taux d’intérêt qui diminuent le rendement après impôts des certificats de placement garanti(CPG). Il a parlé à Conseiller.ca de ce produit plutôt complexe.

I : Comment les conseillers peuvent-ils parler des BCP avec leurs clients?
B.D. : Les BCP sont un complément à la série de produits déjà existants. Ils ne font pas compétition aux fonds communs. Ils permettent aux clients d’échanger le taux sans risque des liquidités et des CPG contre un rendement potentiellement plus élevé et avantageux au niveau fiscal et ils permettent aux conseillers d’explorer le secteur conseil dans le monde des liquidités. Les conseillers devraient trouver ces clients avec des liquidités et leur demander s’ils sont satisfaits des rendements qu’ils gagnent. Ils se rendront compte que plusieurs ne le sont pas, surtout si on considère ce qui reste après l’impôt et les ajustements faits pour l’inflation.

I : En quoi le BCP est-il plus avantageux au niveau fiscal?
B.D : Avec les BCP de classe croissance, aucun intérêt n’est payable avant l’échéance. Les investisseurs recevront alors 100 % du capital, en plus de l’intérêt variable. Ils n’auront pas à payer d’impôt sur une quelconque accumulation d’intérêts avant l’échéance. Au contraire, avec un CPG, même si le rendement est entièrement payé à l’échéance, l’investisseur sera sujet à la Loi de l’impôt sur le revenu et aux règles sur l’accumulation. Il devra inclure l’accumulation de l’intérêt dans son revenu. La classe de rendement R.D.C.(rendement de capital), elle, offre la possibilité de distributions mensuelles qui, n’étant pas considérées comme du rendement de capital, ne sont pas immédiatement assujetties à l’impôt et réduisent le coût ajusté de l’investisseur.

I : Quelle est l’échéance de ces billets?
B.D : De 5 ½ ans pour la classe croissance, et de 8 ans pour celle de rendement R.D.C.

I : À quel type de clients les BCP conviennent-ils?
B.D : Fondamentalement, le client cible a trois caractéristiques.

1)Il a des liquidités à investir dans les CPG ou autres instruments à revenu fixe.

2)Il n’est probablement pas satisfait des rendements après impôts offerts par ses placements.

3)Il est prêt à risquer ce rendement afin d’en obtenir un plus élevé.

Aux investisseurs qui ont un point de vue très haussier des marchés, on dit de ne pas acheter de billets, mais d’investir dans les fonds communs qui pourraient fournir de meilleurs rendements à long terme. Les investisseurs qui ont un point de vue très baissier des marchés, eux, garderont simplement de l’argent comptant et des CPG.

La plupart des investisseurs, je crois, entrent dans une troisième catégorie : ils sont vraiment incertains de la direction dans laquelle iront les marchés. Si le marché baisse, ils ne veulent pas subir de pertes, mais s’il monte, ils ne veulent pas manquer l’opportunité d’obtenir des gains. Les BCP sont habituellement faits pour eux.

C’est ici que le rôle d’un conseiller est très important, particulièrement en ce qui concerne les produits structurés qui peuvent être plus complexes que les produits de placement habituels. Le conseiller se doit de connaître les types de BCP afin de recommander celui qui est le mieux adapté à chaque client.

La semaine prochaine les recommandations de Monsieur Gerster à propos des BCP

(1) La firme Mackenzie vend présentement, et jusqu’au 6 juillet 2007, la série 6 du billet de dépôt à capital protégé ArMADA MSP, en partenariat avec la Banque de Montréal, émettrice du billet. La série contient 50 % du Fonds d’actions étrangères Mackenzie Ivy et 50 % du Fonds de valeur Mackenzie Cundill. Ce portefeuille de fonds et de billets est à basse volatilité. Selon Brad Gerster, jusqu’à maintenant, tous les billets ArMADA ont battu leur indice de référence et ont eu 100 % ou plus de la valeur de leur actif net par opposition aux fonds communs sous-jacents.
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