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Les boomers doivent repenser leur retraite

12 février 2010 | Commenter

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Le planificateur financier ontarien Jim Otar n’y va pas par quatre chemins : la plupart des plans financiers qu’on a dressés aux baby boomers sont « grossièrement irréalistes » et les dirigent droit dans un mur.

Selon lui, l’hypothèse courante voulant qu’un portefeuille équilibré génère un rendement annuel moyen de 8 % est largement exagérée, a-t-il déclaré au quotidien The Globe and Mail. Pourquoi ? Parce qu’elle ignore notamment l’impact que produisent les mauvaises années boursières sur la progression d’un portefeuille. Pour de nombreux retraités, les dommages causés par l’effondrement des cours de 2008 seront irréparables, même si la moitié des pertes ont été récupérées en 2009.

Jim Otar estime qu’un grand nombre de baby-boomers arriveront à la retraite avec de faibles épargnes, de fortes dettes et qu’ils devront composer avec longue une espérance de vie. Rien de réjouissant, quoi. Qui plus est, les Bourses ne viendront pas à leur rescousse. En effet, Jim Otar explique que, au cours du dernier siècle, on a assisté à trois longues périodes durant lesquelles les marchés se sont déplacés de côté, créant peu de plus-value : de 1900 à 1920, de 1939 à 1949 et de 1966 à 1982. Or, dit-il, nous devrions revivre la même situation encore une fois.

Tabler sur un rendement de 4 %, au lieu de 8 %

Par conséquent, les investisseurs devraient diminuer à 4 % le rendement annuel moyen prévu pour leurs portefeuilles et mettre davantage l’accent sur la gestion du risque. C’est ce que Jim Otar fait avec ses clients. Durant la débandade boursière, les actifs de ses clients ont très peu souffert. Les portefeuilles les plus audacieux n’ont reculé que de 15 %. « Je ne cherche pas à faire plus d’argent durant les marchés haussiers, mais à en perdre le moins possible durant les baisses », souligne-t-il.

On aura compris que ses recommandations sont empreintes de prudence et de discipline : paiement complet de toutes les dettes (même l’hypothèque) au moment de partir à la retraite, souscription de rentes viagères indexées à l’inflation et fortes positions en liquidités.

Pour ses clients plus jeunes, il conseille d’investir dans des fonds négociés en Bourse (FNB) de dividendes, comme le Claymore S&P/TSX Canadian Dividend. Il préfère les FNB aux fonds communs traditionnels en raison de leurs faibles frais de gestion et de leur transparence. Jim Otar a calculé qu’un investisseur qui placerait 1 million de dollars pendant 30 ans dans un fonds commun dont les frais de gestion sont de 2 % devrait supporter des coûts de 30 000 $. « Dans un FNB à 0,5 %, il ne paierait que 7 500 $ », conclut-il.

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