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Accréditation

Les jeunes professionnels ont besoin d’un coup de pouce fiscal

19 février 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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Une clientèle à prospecter activement ? Toujours est-il que les jeunes professionnels sont très majoritairement (à 80 %) intéressés à en apprendre sur les stratégies permettant de réaliser des économies d’impôt, indique un sondage de RBC mené au début de 2010.

Bien qu’ils reconnaissent l’importance du sujet, nombre d’entre eux sont démunis face à l’impôt. Moins d’un jeune professionnel sur dix (8 %) dit posséder une excellente connaissance de la planification fiscale. Le besoin de conseils pour établir de solides assises financières en début de carrière est donc palpable.

Par jeune professionnel, RBC entend ces Canadiens âgés de 18 à 30 ans qui ont terminé leurs études collégiales ou universitaires ou qui fréquentent actuellement un cégep ou une université.

Autre signes de l’intérêt que portent les jeunes professionnels aux questions fiscales : 76 % d’entre eux estiment qu’ils doivent commencer à épargner en vue de la retraite. Cette proportion est encore plus importante parmi ceux qui souhaitent également en savoir plus sur la planification fiscale (82 %), « ce qui démontre encore davantage l’intérêt pour des conseils accessibles en matière de stratégies de planification financière et fiscale », souligne RBC.

Les conseillers n’ont pas à proposer des solutions sophistiquées. Ils peuvent initier leurs nouveaux clients à quatre stratégies de base.

1. Commencer tôt et investir de façon régulière
Il y a fort à parier que les jeunes professionnels comprendront facilement l’effet cumulatif de petites sommes versées régulièrement. Mettre sur pied un programme de cotisation automatique à un REER est une des clés de la constitution d’une épargne-retraite qui s’avérera à la hauteur de leurs attentes.

2. Diminuer l’impôt sur chaque paie
Les jeunes professionnels qui reçoivent un remboursement d’impôt en paient trop à la source. On peut demander à l’Agence du revenu du Canada, au moyen du formulaire T1213, une exonération permettant à l’employeur d’en retenir moins. Au Québec, il faut utiliser le formulaire TP-1016.

3. Proposer-leur d’ouvrir un CELI
Quels que soient leurs revenus, tout contribuable de 18 ans ou plus peut ouvrir un CELI et y cotiser jusqu’à 5 000 $ par année. Les avantages du CELI sont nombreux et fiscalement attrayants.

4. S’il y a lieu, profiter du report de la déduction REER à une année ultérieure
Les personnes qui cotisent à un REER en 2009 ne sont pas tenues de demander la déduction en 2009. Elles peuvent la reporter à une année ultérieure, lorsque leur revenu plus élevé les situera dans une tranche d’imposition supérieure, afin d’en tirer un avantage fiscal plus important.

Évidemment, plusieurs jeunes professionnels argueront qu’ils n’ont pas d’argent pour épargner ou cotiser à un REER ou à un CELI. Il faut simplement leur répondre que de petites sommes peuvent faire toute une différence à long terme. Un régime d’épargne automatique est un moyen éprouvé de commencer à économiser. Habituellement, ceux qui y participent ne se sentent nullement privés, car les sommes en question sont immédiatement retirées de leur revenu disponible.

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