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Les retraités doivent miser sur les actions

19 février 2013 | La rédaction

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S’ils désirent maintenir leur train de vie, les retraités devront détenir une part accrue d’actions dans leur portefeuille, indique Andrew Allentuck, du quotidien The Financial Post.

Depuis une quarantaine d’années, la règle généralement retenue en planification financière veut que les titres à revenu fixe équivalent à l’âge de l’épargnant. Ainsi, une personne de 60 ans devrait détenir 60 % d’obligations dans son portefeuille. À 70 ans, cette proportion devrait passer à 70 % et ainsi de suite. Pourquoi? Parce que, à la retraite, la préservation du capital est prioritaire, et rien ne vaut les titres à revenu fixe pour compenser les hauts et les bas des marchés boursiers.

L’ennui, c’est que cette théorie remonte aux années 1970, lorsque les obligations du gouvernement du Canada rapportaient plus de 10 % par année, signale le chroniqueur. « Aujourd’hui, une obligation de 10 ans paie environ 2 % », précise-t-il.

Si la portion « obligations » d’un portefeuille d’épargne-retraite vaut 500 000 $, par exemple, un rendement de 2 % se traduit en intérêts annuels de 10 000 $ avant impôt. Si les autres revenus de ce retraité sont la Pension de la sécurité de la vieillesse (6553 $ par année) et la rente du RRQ (maximum de 12 150 $ par année), son niveau de vie en prendra pour son rhume, malheureusement.

Compte tenu de l’allongement de leur espérance de vie, les retraités qui ne touchent pas de rente d’employeur n’ont guère le choix : ils doivent se tourner davantage vers les actions.

Andrew Allentuck dit qu’on trouve de bons titres bancaires et de services publics qui produisent des dividendes rapportant de 4 % à 5 % par année. Avec un capital de 500 000 $, on parle de revenus de l’ordre de 25 000 $ avant impôt. Si le placement est détenu dans un compte non enregistré, et si les dividendes sont payés par une société canadienne, on peut réclamer de généreux crédits d’impôt. C’est doublement intéressant.

Les grandes banques canadiennes, les assureurs et les entreprises de services publics, rappelle le chroniqueur, ont l’habitude de bonifier leurs dividendes régulièrement, de sorte qu’ils servent de rempart contre l’inflation. Voilà un autre argument qui milite en faveur des actions à dividendes.

Andrew Allentuck reconnaît que tous ne sont pas d’accord avec son point de vue. Des gestionnaires soulignent que les obligations ont tendance à s’apprécier quand le prix des actions recule, ce qui réduit la volatilité des portefeuilles. Et on a beau dire, les obligations d’émetteurs solides demeurent garanties à l’échéance. Pour beaucoup de retraités, cette assurance vaut son pesant d’or, quitte à subir une diminution du train de vie.

Pour tirer leur épingle du jeu des obligations, les retraités doivent bien gérer leurs titres à revenu fixe. Ainsi, ils échelonneront les termes de manière à renouveler une ou des échéances chaque année. Lorsque les taux d’intérêt se mettront à remonter, ils bénéficieront de la hausse. Un portefeuille de titres à revenu fixe échelonné sur une période de cinq à dix ans devrait générer de 3 % à 3,5 % par année. Certes, ce n’est pas spectaculaire, mais, en attendant la relance des taux, ce genre de rendement peut convenir, conclut Andrew Allentuck.

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