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Miser sur les moyennes capitalisations

8 septembre 2009 | Commenter

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En entrevue à Morningstar Canada, Alan Wicks dit qu’il trouve certaines de ses meilleures occasions d’achat dans les actions d’entreprises à moyenne capitalisation.

Gestionnaire principal du portefeuille d’actions canadiennes à Gestion des placements mondiaux MFC, adepte de l’approche valeur, Alan Wicks et son équipe sont mandatés pour piloter plusieurs fonds, dont Manuvie d’appréciation canadien, qui a un actif de 300 millions de dollars.

Pourquoi cette position mitoyenne ? C’est que les sociétés à grande capitalisation canadienne ont bénéficié du retour en masse des investisseurs dans les actions depuis que le marché a touché le fond en mars. « Les grandes capitalisations offrent de la liquidité et sont un point naturel par lequel les investisseurs peuvent revenir sur le marché », dit-il.

Pour leur part, les entreprises à petite capitalisation, notamment celles du secteur de l’énergie et des ressources naturelles, ont déjà vu le cours de leurs actions s’apprécier notablement ces six derniers mois.

Il reste donc les moyennes capitalisations, c’est-à-dire des sociétés dont la capitalisation boursière se situe entre 500 millions et 2 milliards de dollars. De façon générale, le fonds Manuvie d’appréciation canadien est surpondéré dans les actions de produit de consommation de luxe (10 % contre 4 % pour le S&P/TSX), et de produits de consommation courants (5 % contre 2,7 %). À l’inverse, il est sous-pondéré dans les services financiers (28 % contre 32 %), l’énergie (20 % contre 28 %), les produits de base (12 % contre 17 %) et les actions aurifères.

Alan Wicks aime trois titres en particulier :

Rona (RON.TO)
Bien que le titre ait été malmené récemment en raison des inquiétudes concernant le secteur des biens de consommation et du logement, il se négocie actuellement à sa valeur comptable par action, tel que le calcule Alan Wicks. Le ratio cours/bénéfices de Rona est de 12 fois les estimations de bénéfices par action (BPA) pour 2009, et 11 fois pour 2010, ce qui lui procure une bonne valeur.

Les Industries Dorel (DIIb.TO)
Les trois unités d’affaires de Dorel (produits destinés aux enfants, produits récréatifs et meubles à montage facile) se portent bien grâce à des acquisitions stratégiques. Alan Wicks note que le succès des bicyclettes que fabrique Dorel lui permet de devenir une « entreprise mondiale de grandes marques ». Qui plus est, les actions de Dorel sont attrayantes. Elles se négocient à seulement 0,9 fois la valeur comptable, et son ratio cours/bénéfice est de 8,5 fois l’estimation du BPA pour 2010.

Transcontinental (TCLa.TO)
Autre entreprise dont l’action a souffert récemment, l’imprimeur Transcontinental a vu son volume d’affaires d’imprimerie et de publipostage diminuer au cours de la récession. Transcontinental a dû réduire ses coûts dans beaucoup de ses divisions. En vertu d’un contrat de 15 ans conclu avec Hearst Corporation, Transcontinental a commencé à imprimer le quotidien San Francisco Chronicle et les produits qui lui sont liés. Il fournit également des services post-impression complets. « Il y a suffisamment de capacité supplémentaire dans cette imprimerie, note Alan Wicks, et la société peut en tirer profit pour imprimer d’autres publications. » L’action de Transcontinental s’échange à 0,75 fois sa valeur comptable estimée par Alan Wicks, et son ratio C/B est de 6,5 fois l’estimation du BPA pour l’exercice se terminant en octobre 2009.

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