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Oui à une formation uniforme des planificateurs financiers

2 septembre 2009 | Commenter

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Les lecteurs de Conseiller.ca ont réagi favorablement à notre article intitulé Pour une formation concertée des planificateurs financiers (en hyperlien à la fin de ce texte), paru il y a quelques jours. En plus d’y appuyer la création d’un ordre professionnel des planificateurs financiers, le signataire de l’article, Jean-Guy Grenier, y

« En effet, au lieu de fractionner divers champs de compétences supervisés par divers organismes par le biais de leur formation continue, il serait possible de retrouver, au même endroit, une approche plus concertée », y lisait-on notamment.

Un seul logiciel de planification financière ?
« À mon avis, Jean-Guy met le doigt sur le vrai problème relié à la planification financière: la formation », nous a écrit Serge Lessard, avocat,  pl. fin., conseiller en sécurité financière et conseiller en assurance et rente collectives après savoir pris connaissance de l’article.

« Selon moi, une formation efficace requiert une standardisation des outils, du langage et des procédés d’apprentissage. Si tous les planificateurs apprennent à utiliser le même logiciel de planification financière, la même terminologie et la même façon d’acquérir les connaissances, je pense que nous aurons un développement des compétences qui fera un bond exponentiel par en avant, poursuit-il. Certains peuvent croire que ceci aurait pour effet de créer des moutons qui pensent tous pareil. Je ne le crois pas. À mon avis, la synergie qui serait créée entre les membres nous permettrait d’atteindre l’équation 1 + 1 = 3 et non pas deux. Ayant créé une base solide de connaissance et de compétence, la créativité et l’originalité individuelle pourraient fleurir à partir d’un bon terreau. »

Pensez-vous qu’il serait souhaitable qu’un organisme fournisse à TOUS ses membres, demande M. Lessard :

  • un logiciel de planification financière unique (payé à même la cotisation OBLIGATOIRE du membre) (il y aurait des économies d’échelle importantes) ?
  • une bibliothèque d’information détaillée (c’est déjà le cas mais chaque texte écrit devrait être complété par un professionnel de chaque champs de compétence (produit, administration, droit, comptabilité, actuariat, fiscalité). Bref la collection de l’IQPF est extraordinaire mais aussi encore incomplète) ?
  • un plan de formation global ?

« Quand on y pense sérieusement, le marteau est-il un outil obligatoire pour un menuisier ? Bien sûr ! Alors comment peut-on justifier qu’un détenteur du titre de planificateur financier ne soit pas obligé de maîtriser la base d’au moins UN logiciel de planification financière ? […] Je suis convaincu qu’il y aurait des économies d’échelle importantes si les membres concentraient leur ressources financières vers un seul outil », ajoute M. Lessard.

« Je crois que la mission de formation de l’IQPF doit être optimisée, et ce, que l’IQPF devienne un ordre professionnel ou non. Mais il faut lui en donner les moyens financièrement », conclut-il.

Ordre des pl. fin. : encore un appui
À la suite de la parution de l’article intitulé Pour une formation concertée des planificateurs financiers,  un autre lecteur nous a fait parvenir ces lignes.

« À mon avis un ordre des planificateurs financiers est nécessaire. Il existe actuellement une grande confusion dans l’esprit des consommateurs de services et produits financiers », écrit un planificateur financier du Lac-Saint-Jean qui souhaite garder l’anonymat.

« Comme j’évolue chez Desjardins depuis 20 ans et que j’occupe le poste de planificateur financier, je rencontre des clients qui souvent n’ont aucune idée des subtilités dans l’utilisation des titres professionnels », ajoute-t-il.

« De plus, avec les nombreux scandales financiers qui éclatent au grand jour, il serait temps de donner un grand coup de barre et créer un ordre avec des règles d’entrées très strictes. Au risque de déplaire à certains je ne pense pas que tous ceux qui ont actuellement le titre de pl. fin. devraient être automatiquement reconnus par cet ordre. »

« Je considère que le baccalauréat en administration des affaires est un incontournable, incluant la spécialisation en planification financière personnelle. L’examen de l’ordre réussi et deux ans de pratique supervisée avant d’obtenir le titre de planificateur financier agréé », poursuit-il.

« Si nous voulons donner une image très forte auprès du public, nous devons être sélectif et ensuite nous pourrons affirmer que l’ordre qui nous représente possède une base solide et transparente. La confiance sera rétablie à partir de ce moment-là seulement », conclut notre lecteur.

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