A A A

Pause des fonds communs

2 janvier 2009 | Scot Blythe | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Tout comme les autres placements, les fonds communs ont subi les contrecoups de la crise financière. Et compte tenu de l’ampleur du creux actuel et du niveau d’endettement, les consommateurs pourraient attendre encore longtemps avant d’investir leurs actifs dans des fonds communs, indique un nouveau rapport.

 

Dans son bilan annuel de l’industrie des fonds, l’Investor Economics Insight fait remarquer que ce repli est le premier repli annuel de l’actif depuis 2002. Ainsi, la portion de tout l’actif financier occupée par les fonds a décliné pour se fixer à 27 % par rapport à l’année dernière.

 

Cette situation affectera fortement sur les opérations des compagnies de fonds communs, les revenus ayant chuté de 5,4 %. Tout de même, les revenus, ayant atteint 11,4 milliards de dollars à la fin d’octobre, sont bien supérieurs à ce qu’ils étaient en 2002, à 7,1 milliards. Les revenus sont calculés grâce aux frais de gestion et aux commissions de suivi (trailer fees), mais ils excluent les dépenses d’opération et la TPS.

 

Il y a quand même quelques divergences. Les sorties nettes pour les fonds à long terme sont négatives, mais elles sont positives pour les fonds distincts. En plus, les distributions réinvesties, qui composaient 1 % de l’actif de départ ou 3 milliards de dollars en 2002, sont maintenant estimées à 27 milliards ou 4 % de l’actif de départ.

Les fonds de fonds plus performants

Par ailleurs, les fonds de fonds obtiennent de meilleurs résultats que les fonds autonomes, étant rachetés à seulement la moitié du taux des fonds à mandat simple. Ceux-ci composent maintenant le quart des actifs de l’industrie. Les fonds de fonds pourraient devenir plus populaires au fur et à mesure que les investisseurs passent des allocations plus conservatrices et équilibrées ou modérées à une légère volatilité. Le déplacement se reflète déjà dans les ventes brutes, la part du lion allant aux placements à court terme, avec des hausses dans les catégories des quotes-parts équilibrées et des obligations. En effet, l’Investor Economics indique que l’allocation d’actif de l’industrie elle-même ressemble de plus en plus à celle d’un investisseur conservateur, comparativement à 2000, quand 60 % de l’actif total était composé de valeurs.

 

Il existe d’autres signes de stabilisation pour les fonds communs. Les trois quarts sont vendus par le biais des conseillers, soit plus ou moins comme il y a cinq ans. De plus, les fonds représentent toujours environ 45 % du total des actifs REER.

 

Les fonds se heurtent tout de même à une grève des acheteurs. Ce ne sont pas uniquement les chutes de valeur de l’actif qui ont tempéré le désir d’investir; plusieurs consommateurs n’ont peut-être pas l’argent nécessaire pour investir à cause des revenus en baisse et des dettes grandissantes. Pourtant, l’Investor Economics estime qu’environ 1 billion de dollars dort en actif liquide (CPG, comptes d’épargne et fonds du marché monétaire) et qu’une portion de l’argent retournera sous forme de fonds. Deux des raisons qui influenceront ce retour aux fonds seront les bas taux d’intérêt, ainsi que les ratios de dividende attrayants des titres présentement.

Loading comments, please wait.