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Inflation

Plaidoyer en faveur des fonds de répartition d’actifs

18 février 2010 | David Santerre | Commenter

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Un des grands thèmes des gestionnaires de Fidelity, dont le gestionnaire vedette Maxime Lemieux, est la diversification des actifs. Ce sujet a été défendu dernièrement par Pete Chiappinelli, vice-président de la stratégie de distribution des actifs chez Fidelity, devant des dizaines de conseillers québécois lors d’une conférence de la firme d’investissements, à Montréal.

En cette ère de chaos sur les marchés mondiaux, le meilleur moyen d’éviter la débâcle est de bien diversifier ses actifs, a-t-il plaidé.

Il a d’ailleurs fait preuve d’humour pour illustrer son propos. « Je vais vous raconter l’histoire d’un jeune prêtre nerveux à l’idée de célébrer son premier mariage. Un vieux prêtre lui conseille alors, s’il oublie ce qu’il doit dire, de citer n’importe quel passage de la Bible, et il précise que personne dans l’assistance ne le remarquera. La cérémonie se déroule bien, jusqu’à la fin, au moment de demander si les tourtereaux acceptent de s’épouser. N’arrivant pas à se rappeler la phrase et se rappelant le conseil du vieux prêtre, le jeune prêtre lance : “Mon père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font”. Et bien, cette dernière phrase, c’est exactement celle que j’ai envie de dire quand je vois des gens, pour se sortir de la crise, tout placer au même endroit qu’ils croient sécuritaire, en espérant être protégés », a blagué le conférencier.

« Jusqu’à présent [en 2009], 78 % des fonds entrés chez Fidelity sont allés dans des fonds de répartition des actifs. Si on lit les journaux, on voit que presque tous les fonds du marché sont en échec cette année. Pourtant, au 30 septembre 2009, tous les fonds ClearParth (un groupe de fonds de répartition des actifs offerts par Fidelity) ont fait de l’argent, même les plus risqués  », assure le vice-président, qui a érigé en véritable dogme cette sacro-sainte approche. « Je parie ma carrière là-dessus », a-t-il martelé.

Puis il a cité en exemple ces fonds de répartition des actifs ClearPath qu’offre Fidelity, et dont certains sont même conçus en fonction des réalités canadiennes, des salaires et du système de santé qui changent la donne pour les investisseurs d’ici.

« C’est un système à contribution définie de type REER qui aide les travailleurs à migrer de leur statut d’employé vers une retraite à succès. Pour ce faire, il faut remplacer à la retraite environ 80 % du salaire de notre dernière année de travail, ce qui veut dire qu’il faut amasser dans notre vie environ 10 fois cette somme », explique-t-il.

Pour illustrer le fonctionnement de ClearPath, Pete Chiappinelli a créé deux personnages fictifs, Julie et Jean, qui ont tous deux commencé à travailler au même âge, au même endroit, et pour le même salaire de base de 35 000 $ majoré de 3 % annuellement. Ils investissent chaque année 10 % de leur revenu, selon la même répartition actions et bons. Et pourtant, au moment de la retraite, Julie a amassé un joli magot de 767 000 $, et Jean, de 457 000 $ !

« Pourquoi ? Oh, j’avais oublié de vous dire que Julie a six ans de moins que Jean. La balance du compte de Julie reflète les retours du marché de la séquence de 30 ans finissant en 1986, alors que la séquence de Jean prenait fin en 1980. C’est une simple question de séquences de risques », conclut M. Chiappinelli.

D’après ses dires, ClearPath aurait éliminé cette distorsion entre Julie et Jean. « Avec toutes leurs données, on aurait testé 10 000 séquences de risque. Avant même de demander un seul sou au client, on est certain par ces tests d’avoir trouvé la séquence qui lui permettra de profiter à sa retraite de 95 % de son salaire annuel final, soit plus que les 80 % nécessaires », a précisé Pete Chiappinelli.

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