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Que faire de votre remboursement d’impôt?

24 mai 2011 | Ronald McKenzie | Commenter

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argent_canada_426Excellente nouvelle : vos clients ont reçu un remboursement d’impôt! Ils auront certainement l’intention d’en profiter pour acheter le dernier gadget électronique à la mode ou se payer des vacances estivales.

Toutefois, il existe de meilleures façons d’utiliser cet argent qui leur seront profitables, non seulement aujourd’hui, mais aussi à l’avenir, dit TD Waterhouse. Voici trois façons judicieuses d’employer un remboursement d’impôt.

1. Effacer les dettes
Si vos clients ont des dettes à intérêt élevé, telles que des soldes impayés de cartes de crédit, leur remboursement devrait être leur première priorité. Par ailleurs, si le solde hypothécaire est substantiel ou si la période d’amortissement du prêt est longue, ils devraient songer à effectuer un versement forfaitaire afin de réduire le premier ou de raccourcir la deuxième.

2. Créer ou renflouer un compte d’urgence
Vos clients seraient avisés de constituer un fonds d’urgence qui couvrira leurs frais de subsistance pendant au moins six mois. Un tel fonds leur permettra de parer aux imprévus de la vie. « Une bonne idée serait de placer ces fonds dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) dans lequel vous pouvez verser jusqu’à 5 000 $ par année. Tout montant retiré sera ajouté à vos droits de cotisations inutilisés au CELI pour l’année suivante et peut être reporté indéfiniment », souligne TD Waterhouse.

3. Augmenter les cotisations REER ou REEE
Non seulement les cotisations à un REER sont-elles déductibles, mais le rendement obtenu dans un tel régime est également libre d’impôt aussi longtemps que les fonds ne sont pas retirés. Si vos clients ont contracté un prêt REER, ils devraient le rembourser avec l’argent de leurs impôts afin de diminuer les paiements d’intérêts.

S’ils ont des enfants, ils pourraient également ouvrir un REEE. Cela leur permettra de payer les études postsecondaires de leurs enfants tout en devenant admissibles à la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE). Les revenus d’investissement ainsi que le montant de la subvention sont libres d’impôt.

Que faire pour en payer moins?
Évidemment, tous n’ont pas la chance de recevoir un remboursement d’impôt. Même que certains de vos clients ont probablement dû en payer. Que peuvent-ils faire de différent pour obtenir de meilleurs résultats l’an prochain? TD Waterhouse suggère trois choses :

1- Fractionner leurs revenus
Par exemple, ils pourraient transférer, à une personne liée dont le revenu est moindre, les gains en capital qu’ils ont réalisés durant l’année. Les gains ainsi transférés seraient alors imposés à un taux moins élevé.

Ils peuvent également cotiser à un REER de conjoint, contribuer au CELI de leur conjoint et verser un salaire raisonnable aux membres de la famille qui travaillent pour leur entreprise. « De plus, vous pouvez également envisager d’accorder un prêt à taux prescrit au conjoint ayant le revenu le plus faible, qui sera investi dans des placements et permettra d’obtenir un revenu qui ferait plus que compenser les frais d’intérêt », explique TD Waterhouse.

2- Examiner les dettes et le portefeuille de placements
Si l’intérêt que paient vos clients sur leurs dettes n’est pas déductible et qu’ils ont d’autres placements non enregistrés, ils pourraient vendre une partie ou la totalité de ces placements afin de rembourser leurs dettes. Puis, ils pourraient emprunter de nouveau le montant pour remplacer les placements qu’ils viennent de liquider. « Vous pourriez ainsi obtenir une réduction d’impôt à partir de 2011, puisque l’intérêt sur cette nouvelle dette peut être déductible. Un spécialiste des finances personnelles pourrait vous aider à bien comprendre les différentes règles qui s’appliquent à ce type de stratégie au Québec », dit TD Waterhouse.

À propos de placements, il serait utile de s’assurer qu’ils sont avantageux sur le plan fiscal. En effet, des taux d’imposition différents s’appliquent selon les types de revenus de placement, ce qui peut avoir une incidence sur le rendement des placements après impôt. Par exemple, le revenu de dividende admissible reçu d’une société ouverte canadienne est imposé à un taux beaucoup moins élevé que le revenu d’intérêt. Si les portefeuilles de placements de vos clients produisent différents types de revenus, ils devraient, dans la mesure du possible, déposer dans un REER les placements qui génèrent des intérêts (CPG, obligations, etc.) afin de mettre ces revenus à l’abri de l’impôt.

3- Investir dans la collectivité et les causes auxquelles on croit
Les dons aux organismes de bienfaisance permettent non seulement d’aider les personnes qui sont dans le besoin, mais ils peuvent aussi aider le donateur à obtenir des crédits d’impôt intéressants. Ainsi, les personnes qui donnent des actions cotées en bourse, des obligations et des titres de fonds communs à un organisme de bienfaisance enregistré ne paient pas d’impôt sur tout gain en capital réalisé lors de la disposition de ces titres.

« Vous pouvez faire don directement de titres admissibles à plusieurs organismes de bienfaisance, réaliser leur pleine valeur en tant que don de bienfaisance, et éliminer tous les gains en capital réalisés lors du transfert de ces titres. Si vous deviez vendre ces titres vous-même et faire don du produit de la vente à un organisme de bienfaisance, vous réaliserez également leur pleine valeur à titre de don de bienfaisance, mais tout gain réalisé serait imposé », note TD Waterhouse.

Consultez notre dossier Impôt : nouveautés et stratégies.

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