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Retraite : il faut respecter son plan de match

18 février 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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La fameuse règle voulant que la proportion d’actions contenues dans un portefeuille résulte de l’équation (100 – [l’âge de l’épargnant]) doit être prise avec des pincettes, estime le professeur Rick Robertson, de l’université Western Ontario.

Selon l’expert, cette méthode ne donne qu’un aperçu très large de la répartition des actifs dans un portefeuille. Sa principale limite, c’est qu’elle ne tient pas compte de l’allongement significatif de l’espérance de vie, qui est de 81 ans en moyenne au Canada. « Un grand nombre de retraités vont vivre bien plus longtemps qu’il y a deux générations. Ces personnes devront disposer de plus d’argent. Leurs placements devront générer un rendement supérieur », explique Rick Robertson.

Pour l’heure, les épargnants canadiens ne semblent pas pressés de décrocher ces rendements supérieurs. En effet, une étude récente de la firme Investissements Russell Canada révèle que 300 milliards de dollars dorment dans des CPG et des comptes bancaires d’épargne. Environ 25 % des portefeuilles des Canadiens de 50 ans ou plus seraient composés de ces produits à capital garanti.

Surprise, les jeunes âgés de 18 à 34 ans sont de grands adeptes des CPG et d’autres instruments d’épargne. Selon la Banque Royale, 29 % des personnes de ce groupe d’âge emploient les comptes d’épargne comme outils de placement dans leur REER. La méconnaissance des notions de base en investissement explique en partie cette attitude défensive, mais la peur qu’a engendrée la chute boursière de 2008 serait également responsable de cette frilosité. À cet effet, l’étude de la Banque Royale signale que seulement 12 % des cotisants à un REER cette année opteront pour des actions. En 2007, ils étaient 26 % à faire appel aux titres de participation.

Pour sa part, Al Nagy, planificateur financier au Groupe Investors, insiste pour dire que les épargnants de 50 ans ou plus doivent, plus que jamais, respecter leur plan de match en matière de retraite. La progression des cours en 2009 a peut-être créé des déséquilibres dans les portefeuilles. Certains actifs se sont probablement appréciés au point de dépasser la proportion qu’ils occupaient au départ. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à en liquider une partie afin de revenir à ce qui a été convenu à l’origine. De cette façon, les épargnants évitent de gérer leur capital « en regardant dans le rétroviseur », illustre Al Nagy.

Sauf en cas de circonstances extraordinaires, les épargnants de 50 ans ou plus ne peuvent plus se payer le luxe de changer d’objectifs financiers, dit Al Nagy. Ils doivent garder le cap droit devant.

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