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Baisse économique

Retraite : prioriser la lutte à l’inflation

2 septembre 2011 | Ronald McKenzie | Commenter

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Les tumultes boursiers des dernières semaines ont relégué à l’arrière-plan un ennemi insidieux des retraités, l’inflation. En juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 2,7 %, après une hausse de 3,1 % enregistrée en juin et de 3,7 % observée en mai. Sur une période d’un an, le prix de l’essence a grimpé de 23,5 %, celui des aliments, de 4,3 %.

L’inflation reprend donc du tonus. C’est une mauvaise nouvelle pour les retraités qui voient leur pouvoir d’achat s’affaiblir de jour en jour. Afin de compenser ce manque à gagner, nombre d’entre eux sont forcés de retourner au travail. Ce fut le cas, en 2011, pour 41 % des retraités sondés récemment par RBC. Cela représente un bond de 9 % par rapport à 2010.

Les effets corrosifs de inflation sont d’autant plus sournois que les épargnants semblent avoir oublié qu’ils existent. En effet, depuis plus d’une décennie, les prix à la consommation ont été contenus dans une fourchette étroite peu dangereuse. De nombreux articles se vendent encore au même prix qu’il y a dix, voire quinze ans, mais plus pour longtemps. Les travailleurs qui préparent activement leur retraite doivent maintenant faire de l’inflation une priorité majeure.

En entrevue à Advisor.ca, Lee Ann Davies dit que les retraités devront se procurer des biens et des services dont ils n’avaient pas besoin lorsqu’ils étaient plus jeunes. Par exemple, des produits de santé spécialisés et de services d’entretien ménager. Par mesure de prudence, il serait sage de leur affecter un taux d’inflation supérieur à la mesure générale, indique la chef des stratégies de retraite à RBC.

Dans le sondage de RBC, 69 % des participants ont affirmé qu’ils rajusteraient à la baisse leur train de vie afin de composer avec l’inflation. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. « Cela nous préoccupe. À mesure que vous vieillissez, vous aurez probablement besoin de services spécialisés accrus. Ces dépenses pourraient vous empêcher de réduire votre niveau de vie », explique Lee Ann Davies. Les retraités qui misent sur une diminution de leurs dépenses pour combattre l’inflation courent donc des risques, car ils s’aventurent en terrain inconnu sans plan de rechange.

Dans ces circonstances, que doivent faire les conseillers? Rappeler à leurs clients qu’ils n’utiliseront pas tout leur capital durant les premiers jours de leur retraite, et qu’ils devraient investir dans des produits financiers reconnus pour produire, à long terme, des rendements supérieurs à l’inflation.

Évidemment, ces clients seront exposés à un certain degré de volatilité. Peut-être manifesteront-ils de l’inquiétude à ce sujet et diront qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Cependant, ils doivent savoir que l’argent qui dort à la banque est peut être en sécurité, mais qu’il n’est pas à l’abri du piège de l’inflation.

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