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Économie

Services financiers : ce que veut la génération Y

26 février 2010 | Commenter

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Les jeunes Américains de la génération Y représentent un marché prometteur pour les banques, mais à condition que celles-ci sachent leur offrir des services appropriés. L’exemple américain offre une source d’inspiration intéressante de ce côté-ci de la frontière.

Dans une étude exhaustive sur la question, la firme Bank Systems & Technology a vérifié ce que les jeunes de la génération Y, qui sont âgés entre 18 et 30 ans, désireraient obtenir de leur institution financière.

Réponse : des services conseils fournis par les moyens électroniques d’aujourd’hui. Comme 97 % des jeunes de ce groupe utilisent un téléphone mobile sur une base quotidienne, ils souhaitent que cet outil soit privilégié.

Répondre aux besoins réels
Cependant, le contenu des messages bancaires doit répondre à leurs besoins réels. En d’autres termes, pas de publicité commerciale, mais des applications terre-à-terre. Par exemple, au moment d’une transaction par carte de crédit ou débit bancaire, ils aimeraient connaître sur-le-champ la marge dont ils disposent. Ils souhaitent également recevoir des conseils utiles en matière de gestion budgétaire, notamment des moyens pratiques de réduire leurs dettes.

En effet, beaucoup de jeunes Américains de la génération Y se trouvent du côté des débiteurs. Quinze pour cent d’entre eux disent être incapables de boucler leurs fins de mois. Conscients de la situation, ils cherchent des solutions réalistes. Certes, ils font confiance à leur institution financière, mais l’obligation de se rendre en succursale pour traiter des affaires courantes les rebute. Y aller pour signer des papiers et procéder à des transactions complexes, pas de problème. Mais pour établir un programme de virement automatique bancaire, par exemple, cela peut (et devrait) se faire en ligne. Et pourquoi pas par vidéoconférence : selon Bank Systems & Technology, 40 % des « Y » se disent intéressés à consulter un conseiller par ce moyen de communication, comparativement à 16 % des baby-boomers.

Les banques qui espèrent brasser des affaires avec les « Y » ne devront pas trop tarder à se mettre à leur diapason, sinon elles risquent de les perdre. En effet, 26 % des jeunes Américains se disent prêts à changer d’institution financière s’ils trouvent ailleurs une meilleure offre de service. Elles ont donc intérêt à adopter rapidement Internet, les messageries MSN et les Webcams, et à y mettre du contenu à valeur ajoutée.

Des services bancaires mobiles à la CIBC
La fidélisation des jeunes n’est pas un phénomène purement américain. Au Canada, la Banque CIBC a lancé au début de février une application de services bancaires mobiles pour iPhone. Cette fonction permet à ses clients de consulter le solde de leurs comptes, de virer des fonds, de payer des factures et d’effectuer des virements de fonds par courriel Interac en se servant de leur iPhone ou de leur iPod touch.

La nouvelle application de services bancaires mobiles utilise aussi le GPS du iPhone pour aider les clients à situer le centre bancaire ou le GAB le plus près d’où ils se trouvent. Pour le iPod touch, cette application est accessible au moyen d’une connexion Wi-Fi qu’il faut télécharger dans iTunes, dans l’App Store par leur iPhone ou leur iPod touch ou en se rendant sur le site de iTunes. Une fois l’application installée, les utilisateurs devront saisir leur numéro de carte de débit ou de crédit ainsi que leur mot de passe des Services bancaires en direct.

Dans cette course aux services bancaires mobiles, CIBC dame le pion à la Banque Scotia. En effet, celle-ci avait annoncé, en novembre dernier, qu’elle proposerait de tels services à ses clients à compter du printemps 2010.

On comprend les banques canadiennes de s’attaquer à ce segment du marché. Au pays, les services de téléphonie mobile connaissent une croissance exponentielle. Plus de 22 millions d’abonnés y souscrivent, ce qui en fait l’un des produits de consommation dont la progression est la plus rapide de l’histoire.

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