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Vos clients passent l’hiver en Floride ? Des conseils fiscaux

21 septembre 2009 | Commenter

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Lorsque l’automne arrive, bon nombre de Canadiens se mettent à rêver d’échapper à l’hiver, comme le font bon nombre de retraités qui filent vers le Sud chaque année afin de passer la saison froide au soleil.

Malheureusement, selon les experts en fiscalité, la plupart des gens ne planifient pas leurs affaires financières adéquatement avant de décider de partir pour le sud des États-Unis.

« Les retraités migrateurs passent souvent des heures à planifier les visites de leurs petits-enfants, ou à regarder les annonces de propriétés immobilières. Toutefois, ils ne tiennent pas compte de certains aspects de leur décision, comme les taxes américaines sur les propriétés et les lois concernant les déclarations d’impôt pour les non-résidents, lesquelles peuvent entraîner de vilaines surprises », indique Adam Salahudeen, directeur principal des Services de conseil en fiscalité du Groupe Gestion privée Scotia.

« Comme les prix des biens immobiliers sont plus bas dans les États du sud des États-Unis, il peut être tentant d’acheter une propriété pour y passer l’hiver durant la retraite, mais il faut prendre le temps d’envisager les conséquences fiscales », ajoute M. Salahudeen, qui appuie les conseillers du Groupe Gestion privée Scotia et leurs clients retraités migrateurs, qui gardent un lien résidentiel avec le Canada mais passent les hivers aux États-Unis.
 
Par exemple, l’IRS (Internal Revenue Service) impose les étrangers non résidents s’ils détiennent à leur décès des biens aux États-Unis, comme une maison, un condo ou des placements, et plusieurs États prélèvent une prime sur les impôts fonciers des propriétaires étrangers.

De plus, les Canadiens qui séjournent pendant des périodes prolongées aux États-Unis peuvent avoir à produire une déclaration de revenus s’ils y passent plus de 30 jours au cours de l’année fiscale en cours, et 183 jours ou plus au cours des trois dernières années, en fonction de la formule de calcul de « présence substantielle » de l’IRS. Ainsi, toute personne qui passe six mois aux États-Unis au cours d’une même année doit produire une déclaration de revenus américaine, et si elle ne le fait pas, elle risque des pénalités très sévères même si elle ne doit rien au gouvernement.

M. Salahudeen mentionne que les retraités migrateurs peuvent réclamer une exemption pour éviter de produire deux déclarations de revenus, mais ils doivent s’adresser à des conseillers en fiscalité canadiens et américains. « Les règlements sont complexes, et peu de gens y pensent lorsqu’ils planifient une retraite dans le Sud », dit-il, ajoutant qu’il est important de bien planifier afin d’éviter des problèmes si on tombe malade ou on décède aux États-Unis, car cela peut avoir des conséquences sur la succession.

« Avant de faire une acquisition dans le Sud, les retraités migrateurs doivent bien planifier et discuter de leurs projets avec un conseiller financier ou un expert en fiscalité, de dire M.
Salahudeen pour conclure. Il est possible d’obtenir une maison de rêve sous le soleil, mais il faut évaluer d’abord les coûts, les avantages, la gestion requise et sa tolérance au risque. »
 
Pour en savoir davantage, consultez le site www.groupegestionpriveescotia.com.

Source : L’édition Nouvelles

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