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« Il faut redéfinir les services essentiels d’une banque »

19 février 2015 | La rédaction | Commenter

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Les institutions financières canadiennes ont besoin de se réinventer, de simplifier leurs activités et de déconstruire leurs produits, estime un rapport d’Ernst & Young publié hier.

Intitulé Global banking outlook 2015 : Transforming banking for the next generation, ce document met en lumière le fait que, « dans la foulée de la crise financière, les nouvelles réglementations, le sentiment général des investisseurs et l’évolution du comportement des clients viennent remettre en question l’engagement des banques canadiennes envers l’activité bancaire universelle mondiale ».

Simplifier les activités

« Les banques elles-mêmes commencent à réaliser que la création de nouveaux produits est souvent moins efficace et moins rentable que prévu. Le moment est venu pour elles de simplifier », explique Michel Bergeron, dirigeant du secteur des services financiers de Montréal au sein de la firme.

Selon le rapport, il n’existe qu’une faible corrélation entre l’ampleur d’une offre de produits d’un établissement bancaire et sa part de marché. En conséquence, « les banques doivent examiner ce qui est réellement au cœur de leurs activités », souligne EY.

Par exemple, certaines activités qui n’ajoutent pas de valeur doivent être améliorées et, si ce n’est pas possible, elles doivent être identifiées comme non essentielles ou fournies au client par l’intermédiaire d’un autre fournisseur.

Déconstruire les produits

En morcelant ses produits en composantes, chaque institution permettra à ses clients de « sélectionner les produits qui répondent vraiment à leurs besoins », croit EY. Et si elle parvient à différencier les offres, soutient la firme, elle augmentera sa part de portefeuille, réduira le coût d’exploitation et montrera aux organismes de réglementation qu’elle traite sa clientèle de façon équitable.

Pendant plus de 10 ans, la consolidation et la concurrence dans le secteur bancaire canadien « ont créé des organisations complexes présentant des portefeuilles de produits diversifiés qui mènent leurs activités dans de multiples gammes de services », indique aussi le rapport.

Conclusion de Michel Bergeron : « Les banques qui se concentrent sur leurs activités essentielles et qui se réinventent pour être plus souples, plus légères et plus réactives aux exigences de leur clientèle remporteront le plus de succès ces 10 prochaines années. »

5 facteurs stratégiques à considérer :

• quête de croissance;
• nouvelle ère concurrentielle;
• redéfinition des activités bancaires essentielles;
• réorganisation fondée sur la technologie;
• redéfinition des structures organisationnelles.


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