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Un premier colloque du CFIQ destiné aux conseillers

25 avril 2012 | Fabrice Tremblay | Commenter

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Bon nombre de clients restent échaudés par la crise financière de 2008, qui a sérieusement malmené la valeur de leur portefeuille d’investissement. Depuis, ils nourrissent de nouvelles attentes envers leur conseiller, notamment qu’il leur donne l’heure juste sur l’état des marchés et les tendances qui s’en dessinent. Cette question fera partie des thèmes abordés au prochain colloque organisé par le Conseil des fonds d’investissement du Québec (CFIQ), le volet québécois de l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC).

Par ce nouvel événement, qui se tiendra le 17 mai 2012 à Montréal, le CFIQ s’adresse pour la première fois directement aux conseillers et leur offre potentiellement jusqu’à six unités de formation continue (UFC). D’autres événements pendant l’année continueront de s’adresser aux gestionnaires des firmes membres du CFIQ.

« Dans l’environnement économique actuel, il faut que les conseillers soient à l’aise de parler d’économie et de marchés. Le rôle des conseillers est d’inspirer confiance à leurs clients. Il faut donc qu’ils sachent de quoi ils parlent quand ils abordent ces sujets », affirme Stéphane Langlois, président du conseil du CFIQ et de BLC Services Financiers, à la Banque Laurentienne. Le CFIQ a mené un sondage en ligne en 2011 auprès des conseillers afin d’évaluer leur intérêt envers un colloque de ce type. On leur a aussi demandé les thématiques qu’ils aimeraient voir aborder.

En fonction des réponses au sondage, plusieurs sections ont été prévues sur une journée de présentations. Pour le thème « Marchés et économie », les conférenciers sont Michel Pelletier, premier vice-président, titres à revenu fixe, d’Investissement Standard Life et Stéfane Marion, économiste et stratège en chef à la Banque Nationale. Côté « Réglementation et conformité », les conseillers pourront entendre Patrick Déry, surintendant de l’assistance à la clientèle, de l’indemnisation et de la distribution auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le thème « Produits et tendances » et celui « Administration et technologie » feront aussi l’objet de présentations lors du colloque.

Une période difficile pour les obligations
Dans un contexte de faibles taux d’intérêt et de rendements boursiers incertains, les décisions d’investissement demandent du doigté, souligne M. Pelletier. Une hausse probable des taux d’intérêt rend moins intéressants les nouveaux investissements dans des fonds d’obligations. D’un autre côté, les marchés boursiers ne montrent pas de signes de hausses régulières à moyen ou à long terme.

« Nous sommes en quelque sorte forcés d’essayer de produire le plus de rendement courant dans les portefeuilles, tant du côté des actions que des obligations. En d’autres mots, on compte beaucoup moins sur le gain en capital, détaille M. Pelletier. Nous n’investissons pas nécessairement en vue d’avoir des hausses de prix dans les obligations, ni même dans les actions où pourtant l’on pense qu’elles auront lieu. Notre premier moteur d’investissement en ce moment, c’est l’obtention d’un revenu. »

Une hausse des taux d’intérêt fera baisser automatiquement la valeur des fonds d’obligations. Pour l’investisseur, cela signifie qu’il est préférable de miser sur un fonds dont le gestionnaire a réduit la durée des termes, atténuant ainsi les risques liés à une hausse des taux d’intérêt. Du côté boursier, les actions à dividendes élevées peuvent permettre d’aller chercher ce rendement courant. En cas de revirement des marchés, en raison par exemple d’une dégradation de la situation en Europe, ces actions offriront plus de stabilité. « Les marchés boursiers se transigent à des multiples relativement acceptables. Les marchés ne sont ni chers ni bon marché actuellement », estime M. Pelletier.

La démarche générale à adopter actuellement consiste donc à opter pour les actions plutôt que pour les obligations, qui présentent plus de risque d’une certaine manière, souligne le spécialiste du secteur des obligations. Plusieurs gestionnaires de fonds d’obligations interviennent activement en ce moment pour réduire les risques associés à une hausse des taux d’intérêt. Bon nombre de fonds en Amérique du Nord sont également surpondérés en obligations de sociétés. Les rendements plus élevés de ces obligations offriront un coussin en cas de baisse des cours boursiers.

Répartition d’actifs
Les évolutions subtiles des marchés font en sorte que plusieurs clients préfèrent remettre la répartition de leurs actifs entièrement entre les mains de gestionnaires. Cela explique la popularité croissante des fonds équilibrés ou des solutions gérées, croit M. Langlois. « Avec la correction boursière en 2008, les gens ont eu peur. Au lieu d’essayer de choisir entre un produit ou un autre, ils confient à un gestionnaire le choix des types d’actifs », explique-t-il.

Les produits comme les fonds équilibrés ou les autres formes de solutions gérées libèrent aussi les conseillers d’une partie des tâches. Cela leur permet d’avoir plus de temps pour parler à leurs clients, souligne le président du conseil du CFIQ. Les clients apprécient désormais avoir des explications plus précises sur l’évolution de l’économie et des marchés.

Les détails du 1er Colloque du conseil en fonds d’investissement sont disponibles en cliquant ici.

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Cet article est tiré de l’édition de mai du magazine Conseiller. Consultez-le en format PDF.

Ayant commencé sa carrière comme conseiller, Jasmin Bergeron est aujourd’hui directeur du MBA pour cadres spécialisés en services financiers et professeur de marketing à l’UQAM. Il a donné plus de 1000 conférences et séminaires dans le milieu financier, et ce, dans 12 pays. Il est également auteur ou coauteur de cinq livres, 25 recherches scientifiques et de plus de 100 articles de fond dans des journaux tels que La Presse, Les Affaires, Conseiller, Finance & Investissement et le Wall Street Journal.

Jasmin Bergeron, conférencier. Placez votre curseur sur la photo pour obtenir sa biographie.

Patrick Déry est surintendant de l’assistance à la clientèle, de l’indemnisation et de la distribution à l’Autorité des marchés financiers depuis juillet 2011. Avant de joindre l’Autorité où il dirige une équipe de 170 personnes, M. Déry agissait à titre de sous-ministre adjoint aux politiques fédérales-provinciales et financières du ministère des Finances du Québec, où il a travaillé pendant une douzaine d’années. Au cours de cette période, il a notamment eu à gérer les conséquences de la crise financière de 2008 sur de grandes institutions financières québécoises et à développer et à mettre en œuvre la stratégie du Québec en matière de relations fédérales-provinciales. Il a d’ailleurs agi comme négociateur pour le Québec dans plusieurs dossiers importants, concernant notamment le financement de la santé et des infrastructures. M. Déry est détenteur d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université Laval.

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Analyste économique depuis 20 ans, Stéfane Marion assume depuis 2008 les responsabilités d’économiste et de stratège en chef de la Banque Nationale. Selon Brendan Wood International, il se classe parmi les principaux économistes du Canada. En 2011, son expertise économique et financière a été reconnue à deux reprises par Bloomberg Markets. M. Marion a ainsi atteint le premier rang canadien du palmarès des meilleurs prévisionnistes ainsi que le deuxième rang parmi tous les stratèges de taux de change pour ses projections sur l’euro, deux classements publiés par le prestigieux magazine. M. Marion a aussi travaillé plusieurs années aux ministères des Finances et de l’Industrie à Ottawa. Ses principaux champs d’activités ont été liés à l’analyse et à la prévision économique, ainsi qu’à des études d’impact de politiques micro-économiques. Il détient un baccalauréat et une maîtrise en économie de l’Université de Montréal.

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Dans le cadre de ses fonctions, Michel Pelletier dirige l’équipe des titres à revenu fixe et il est responsable de l’ensemble des portefeuilles suivants d’Investissements Standard Life inc. : obligations d’État, obligations de sociétés, placements privés et marché monétaire. M. Pelletier est entré au service d’Investissements Standard Life inc. en 2003 en qualité de premier vice-président, titres à revenu fixe. Auparavant, il a été pdg d’une société de gestion de placements de Montréal. Titulaire d’un baccalauréat de l’Université McGill, M. Pelletier a aussi obtenu une maîtrise en économie de l’Université de Montréal.

Michel Pelletier, conférencier. Placez votre curseur sur la photo pour obtenir sa biographie.


Liette Monat est titulaire d’un baccalauréat en psychologie (Univ. de Sherbrooke), d’une maîtrise en éducation (Univ. McGill), d’un M.B.A. (HEC Montréal) et d’un doctorat en développement organisationnel (The Fielding Institute, en Californie). Depuis 1989, elle préside le cabinet Liette Monat Stratégies d’Affaires inc., reconnu dans la formation et le coaching à l’égard du développement des affaires et de la satisfaction des clients pour les professionnels, gestionnaires et conseillers financiers. En décembre 2010, elle a publié le guide « Ne vous arrêtez plus au ROUGE! », aux Éditions Yvon Blais. Sous le titre « Go Beyond The RED! », la version anglaise est publiée chez Carswell Thompson Reuters.

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Denis Dion est chef de produits de fonds de placement au Mouvement Desjardins. À ce titre, il assure l’évolution et réalise le suivi des performances des solutions de placement. Denis Dion œuvre dans le domaine des services financiers depuis 25 ans. Denis Dion a débuté sa carrière de conseiller en 1987 en tant que représentant, Services financiers, puis à titre de conseiller en épargne placements au Mouvement Desjardins. En 1992, il devient directeur de compte Gestion privée, puis directeur Planification financière et successorale et Gestionnaire de portefeuille en Gestion privée. Denis Dion devient analyste, Recherche fondamentale mondiale en 2001. Il devient chef de produits en Développement des produits d’épargne spécialisée en 2007. À titre de chef de produits, Denis Dion est en charge du développement de nouvelles solutions de placement en réponse aux besoins des clients et de façon à maintenir le positionnement concurrentiel des produits de placement de Desjardins. Il analyse les tendances de marché afin de proposer des ajustements pour améliorer la performance des produits, et en évaluer la faisabilité du point de vue de l’ingénierie du produit. En tant que chef de produits, il travaille en collaboration avec DGIA pour réaliser le suivi des allocations d’actif et la performance des solutions de placement. Diplômé de l’Université Laval en 1987, Denis Dion est détenteur d’un baccalauréat en administration des affaires (option finance). Il a également obtenu son Brevet d’analyste financier du CFA Institute en 1995.

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Rosalie Vendette est conseillère principale, investissement socialement responsable (ISR) et soutient l’équipe de la Commercialisation, Gestion du patrimoine du Mouvement Desjardins dans le développement et la mise en place de stratégies ISR. Elle œuvre en investissement responsable depuis plus de 8 ans. Entre 2003 et 2009, Rosalie s’est forgé une expertise grâce à divers mandats et réalisations au sein du Groupe investissement responsable, une PME québécoise offrant information, recherche et service de vote pour les investisseurs institutionnels, principalement des régimes de retraite québécois et canadiens. Rosalie y a d’abord occupé les postes d’analyste gouvernance, puis de coordonnatrice de la gestion des droits de vote. En 2007, elle a assuré la direction des opérations avant de devenir directrice marketing en 2008, jusqu’à son départ en 2009. Rosalie est également active au sein de nombreuses organisations liées à son domaine d’expertise. Au fil des ans, elle a participé à de nombreux projets de la Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM) et a assumé la vice-présidence, développement durable et relations avec les communautés entre l’été 2009 et l’été 2010. Depuis 2010, elle participe à la création de l’Initiative pour la finance durable (IFD). Rosalie est également membre du conseil d’administration de l’Association canadienne pour l’investissement responsable (AIR). En plus de ses activités professionnelles, Rosalie siège actuellement au conseil d’administration des YMCA du Québec et préside une initiative pour les conseils consultatifs locaux. Rosalie s’est également jointe au Comité de liaison du Plan de développement durable de la collectivité montréalaise.

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