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Trois ménages sur dix subissent des privations économiques

3 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Environ le tiers des ménages québécois ont eu au moins un besoin non comblé en 2013 parmi 17 postes de dépenses de première nécessité, selon des données publiées hier par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Les trois besoins les plus fréquemment insatisfaits – faute de moyens – sont :

• celui de pouvoir compter sur ses propres ressources pour couvrir une dépense imprévue de 500 dollars;
• celui de remplacer des meubles trop vieux;
• celui d’obtenir des soins dentaires courants.

Les proportions s’élèvent à 18 % dans les deux premiers cas et à 12 % pour le troisième.

Les provinces de l’Atlantique plus touchées

À noter que plus le nombre de besoins non satisfaits est élevé, plus la proportion des ménages diminue. Ainsi, en 2013, près du tiers des ménages québécois comptaient au moins un besoin non satisfait, 10 % au moins quatre, 3 % au moins sept, et 1 % au moins neuf.

Ces indications, qui permettent de dresser le premier portrait de la privation matérielle des ménages québécois, sont extraites de l’Enquête canadienne sur le bien-être économique.

D’une manière générale, quel que soit le nombre de besoins insatisfaits, la privation est plus fréquente dans les provinces de l’Atlantique qu’au Québec, et elle est sensiblement aussi courante dans la Belle Province qu’en Ontario et en Colombie-Britannique. En fin de compte, ce sont les ménages des Prairies qui s’en sortent le mieux au pays.

Les principaux facteurs de privation

Par ailleurs, l’ISQ précise quelles sont les principales caractéristiques qui augmentent le risque d’avoir quatre besoins et plus non comblés :

• personne seule ou famille monoparentale;
• ménage nombreux;
• statut de locataire;
• lorsque le principal soutien du ménage est âgé de moins de 65 ans, est immigrant, n’a pas de diplôme universitaire ou est sans emploi.

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