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Économie

Avenir de l’économie mondiale : 3 scénarios

18 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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previsions_boule_cristal_425Dans les cinq prochaines années, la croissance économique sera tirée par les États-Unis, l’Europe, le Japon, mais aussi la Chine et l’Inde, alors que les marchés émergents offriront de belles opportunités d’investissement. BMO, qui s’est récemment livrée au jeu des prévisions, estime qu’il s’agit là du scénario « le plus probable ». Mais il y en a d’autres.

« Notre rapport synthétise les points de vue exprimés lors de notre Forum mondial sur l’investissement, les concentre sur une période de cinq ans et élabore trois scénarios d’investissement réalisables, déclare Barry McInerney, cochef de la direction, BMO Gestion mondiale d’actifs. Selon le scénario le plus probable que nous avons élaboré, nous prévoyons que la croissance économique mondiale, qui pour l’heure s’est essentiellement concentrée sur les États-Unis, s’étendra, plus particulièrement à l’Europe et au Japon. »

Selon ce scénario de référence, auquel l’entreprise accorde une probabilité de réalisation de 60 %, les coûts énergétiques, l’inflation et les taux d’intérêt resteront relativement faibles. Bien que l’économie américaine demeurera le moteur de la croissance mondiale, le Japon, l’Europe, la Chine et l’Inde feront également leur part.

Les investissements qui s’ensuivront seront principalement alimentés par les perspectives d’élargissement de la reprise économique mondiale et la persistance des prix peu élevés du pétrole. Une surpondération des actions sur les titres à revenu fixe et des possibilités d’investissement attrayantes dans les marchés émergents, en particulier dans ceux de l’Inde et des pays importateurs de matières premières, sont à prévoir.

PLUS OPTIMISTE

Un deuxième scénario, plus optimiste, envisage un contexte où les décideurs du monde entier réussissent sur pratiquement toute la ligne, tant à court terme qu’à moyen terme. L’entreprise lui accorde une probabilité de réalisation de 20 %.

Ce scénario de placement implique une exposition globale à une catégorie d’actifs centrée sur des actions des secteurs cycliques et de sociétés non américaines ayant des recettes intérieures élevées, notamment parmi les producteurs de produits de base.

PLUS PESSIMISTE

Le troisième scénario évoque la possibilité qu’une ou plusieurs erreurs politiques produisent un ralentissement surprise de l’économie mondiale. BMO Gestion mondiale d’actifs estime à 20 % la possibilité que ce scénario se concrétise. Le rapport signale que, compte tenu du nombre de politiques corrélatives envisagé et du nombre de banques centrales qui les envisagent, les possibilités de ratés seront nombreuses.

Les conséquences éventuelles de ce scénario sur le plan des placements demeureraient l’exode de l’argent vers des placements refuges et de qualité, notamment les obligations du Trésor américain à long terme et les actions de sociétés à forte capitalisation de poids lourds européens – comme l’Allemagne et les Pays-Bas – ainsi que des États-Unis.

« Ce rapport aide nos équipes de placement à coordonner leurs décisions et informe nos clients sur notre vision des marchés mondiaux, indique Rajiv Silgardo, cochef de la direction, BMO Gestion mondiale d’actifs. En outre, ce document annuel – et le processus de collaboration qui mène à son élaboration – sert à resserrer les liens entre les équipes de placement de BMO Gestion mondiale d’actifs. »


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