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4 conseils pour aider vos clients à encaisser la volatilité

31 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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triste_exapere_deborde_stresse_425Les investisseurs ne vivent pas une période rassurante. Peu importe leurs choix dinvestissements, les risques semblent plus élevés et les rendements ont lair de fondre.

Comment aider vos clients à passer à travers ce mauvais moment sans perdre le sommeil? Voici quatre conseils partagés dans le Financial Post par Ted Rechtshaffen, président de TriDelta Financial.

1- Ce qui descend rapidement remonte souvent tout aussi vite

Ted Rechtshaffen prend l’exemple des titres de la Banque Royale du Canada, d’Enbridge, de Crescent Point Energy et de BCE. En sept semaines, du 1er décembre 2015 au 20 janvier 2016, ils ont chuté collectivement de 17,1 %, en excluant les dividendes. Mais dans les six semaines suivantes, ils ont grimpé de 20,6 %. Au final, le recul n’est que de 1,4 %, une baisse probablement annulée par le versement de dividendes.

Les investisseurs qui n’ont pas suivi le cours des actions à la trace pendant ces semaines n’ont donc pas perdu du temps à s’inquiéter pour rien, souligne l’auteur.

2- Diversifier… pour vrai

Du 10 mars 2000 au 20 septembre 2002, l’indice Nasdaq s’est effondré (-77 %). Mais pendant la même période, l’action de Wal-Mart augmentait de 4,2 % (en incluant les dividendes). Ceux qui ont misé sur l’un ou l’autre ont donc connu des sorts fort différents. Et celui qui a investi dans les deux a subi une perte de 36 %, douloureuse, mais pas mal moins que le 77 % encaissé par le Nasdaq.

En poussant la diversification plus loin, par exemple en misant sur le iShares Bond Universe ETF, lancé en novembre 2000, et en le gardant jusqu’au 20 septembre 2002, l’investisseur aurait eu droit à une croissance de 17,1 %.

L’auteur rappelle qu’il faut diversifier par région et par industrie. Investir dans dix compagnies différentes, mais toutes reliées à l’exploitation pétrolière en Alberta, n’est probablement pas une très bonne idée…

3- Accéder aux investissements alternatifs

Il existe dorénavant des possibilités pour investir dans des hypothèques, de la dette privée, de l’immobilier et de l’affacturage. Ces placements génèrent des rendements de 5 à 10 % et ne reflètent pas directement les marchés financiers. Il s’agit d’une bonne occasion de diversification, croit Ted Rechtshaffen.

4- Patience!

Les professionnels en services financiers se souviennent des appels répétitifs et des rencontres tendues avec des clients très nerveux lors de la crise financière de 2008. Ted Rechtshaffen n’a pas oublié, lui non plus. Il se souvient surtout de l’utilité de présenter un plan à long terme aux investisseurs afin de les calmer et surtout éviter qu’ils cèdent à la panique et sortent du marché au pire moment.

L’auteur présentait un plan basé sur l’absence totale de croissance pour les trois années suivant 2008 et des projections très prudentes pour les années suivantes. Lorsque les clients voyaient qu’ils pouvaient affronter ce scénario catastrophe sans craindre de manquer de fonds, le calme revenait.

Suivre les marchés financiers au jour le jour est anxiogène. Miser sur un plan à long terme aide à surmonter ce stress.

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