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Immobilier

Près d’un Canadien sur deux prévoit acheter une maison d’ici cinq ans

3 février 2015 | La rédaction | Commenter

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Près d’un Canadien sur deux (45 %) prévoit acheter une propriété d’ici cinq ans et plusieurs affirment même que la récente baisse des taux d’intérêt leur permettra de le faire plus tôt qu’ils n’avaient prévu, selon un sondage de BMO sur les perspectives du marché immobilier.

Menée du 23 au 26 janvier par la firme Pollara auprès de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, cette enquête nationale montre qu’un gros tiers des répondants (36 %) ont le sentiment que la baisse des taux d’intérêt aura une influence positive sur l’ensemble de leur situation financière.

Taux bas : un incitatif à acheter plus vite

Elle révèle également que 36 % d’entre eux jugent qu’ils sont désormais en meilleure position pour rembourser leurs dettes actuelles, même si 13 % seulement se sentent tentés d’en contracter de nouvelles.

Par ailleurs, si 16 % des sondés d’un océan à l’autre (12 % au Québec) pensent que la baisse des taux les incitera à acheter une propriété plus rapidement, 60 % (63 % au Québec) soutiennent au contraire que les changements apportés n’auront aucune influence sur leurs projets de devenir propriétaires.

Avec « une bonne planification financière, une baisse des taux d’intérêt peut aider à rembourser les dettes actuelles, telles qu’un prêt hypothécaire, plus vite que prévu, ce qui peut exercer une influence à long terme positive sur les finances des ménages », commente Luce Samson, directrice régionale, Groupe de ventes spécialisées chez BMO.

Être prêt le jour où les taux remonteront

Cela dit, met-elle en garde, « les taux ne demeureront pas éternellement bas » et « il est donc important pour les Canadiens qu’ils fassent preuve de réalisme par rapport à ce qu’ils ont les moyens de s’offrir, afin d’être prêts le jour où les taux d’intérêt augmenteront de nouveau ».

Selon Sal Guatieri, économiste principal chez BMO, la baisse des taux « favorisera l’activité sur le marché de l’immobilier » et « améliorera l’accessibilité sur les marchés urbains les plus actifs » au pays.

« Étant donné les répercussions négatives de la chute des prix du pétrole sur l’économie canadienne, les taux d’intérêt devraient demeurer bas durant quelque temps, ce qui favorisera les ventes de propriétés, en particulier à Vancouver et à Toronto, où l’accessibilité demeure un problème », précise-t-il.

Les trois quarts des jeunes veulent acheter

Le sondage montre aussi que l’intention d’acquérir une propriété est particulièrement élevée chez les plus jeunes, puisque 75 % des répondants au sein de la « génération du millénaire » planifient l’achat d’une maison au cours des cinq prochaines années, tandis que près du tiers prévoient même le faire d’ici un an.

Par ailleurs, l’enquête souligne que cette tranche de la population se sent optimiste face à la baisse des taux d’intérêt. Ainsi, près de la moitié des jeunes croient que celle-ci exercera une influence positive sur l’ensemble de leur situation financière (44 %) et qu’ils se trouvent en meilleure position pour rembourser leurs dettes actuelles qu’auparavant (46 %).

Enfin, un cinquième d’entre eux (21 %) estiment qu’ils vont désormais pouvoir s’offrir une demeure plus rapidement que prévu, alors qu’un tiers (36 %) pensent que les bas taux n’auront aucune incidence sur leurs projets.

Vers une nouvelle baisse du taux directeur?

Après le récent abaissement de 0,25 point de pourcentage, la banque centrale réduira « probablement encore » son taux, accentuant ainsi la baisse du dollar canadien, qui « pourrait tomber en deçà de 0,77 $ US », estime un rapport de Marchés mondiaux CIBC.

« Nous ajoutons une autre réduction de 25 points de base à nos prévisions étant donné l’impatience manifeste éprouvée par la Banque du Canada à l’égard de l’impact du pétrole sur la croissance », a précisé Avery Shenfeld, économiste en chef, Marchés mondiaux CIBC, qui entrevoit une croissance économique inférieure à 2 % au pays cette année.

« Tensions sur le huard »

Selon l’institution financière, « les tensions s’exerçant sur le huard découleront également de la hausse des taux aux États-Unis, laquelle aura pour effet de renforcer la valeur du dollar américain par rapport aux autres grandes devises ».

Avery Shenfeld croit que la Réserve fédérale haussera ses taux d’intérêt en juin, soit plus tôt que prévu, et que cette augmentation sera peut-être même plus importante que les prévisions actuelles des marchés des changes, compte tenu du rythme auquel le marché du travail américain progresse.


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