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5 conseils pour sortir des « cercles de l’enfer » des obligations

4 août 2014 | La rédaction | Commenter

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Dans un contexte où les bonds du trésor américains de 10 ans génèrent environ 2,5 %, soit légèrement en deçà de l’indice inflationnel situé juste sous la barre du 2 %, Peter Tchir, de Brean Capital, vient de signer un article à l’attention des investisseurs qui se retrouvent actuellement avec des options médiocres, voire carrément mauvaises. Une situation qu’il qualifie poétiquement de « cercles de l’enfer des obligations » (en lien avec ceux que traversent Dante et Virgile dans La Divine Comédie), et qui résume en cinq points la réalité qui doivent affronter ces derniers.

1. Espérer une baisse des prix du marché

Plusieurs attendent tout simplement que le prix des obligations redescende et que les gains augmentent. « Si c’est votre seule stratégie, vous n’avez pas de stratégie du tout », note M. Tchir, qui ajoute que bien que cette attitude ait le mérite d’être sans risque, elle ne fonctionne « absolument pas ».

2. Revoir l’échéance à la hausse

Ajouter du temps à votre échéance en croyant générer des gains vous placera aussitôt en situation de risque face aux taux d’intérêt. L’équation est simple : lorsque les taux à court terme sont en hausse, tout ce que vous possédez ne misant pas sur le long terme vaut alors moins.

3. Réduire la cote de crédit

Cette approche force les investisseurs à reculer d’un pas en termes d’objectifs globaux. Elle repose sur la dynamique voyant un investisseur ordinaire acquérir des obligations d’entreprise à haut rendement, qui impliquent plus de risques mais aussi plus de gains, et un investisseur du marché obligationnel acquérir des obligations simples. M. Tchir commente ainsi cette pratique : « Bien que risquée, cette stratégie demeure viable pour qui cherche à hausser ses gains, en se basant sur le principe que les banques centrales continueront de soutenir les marchés et que l’économie générale suit ».

4. Renoncer à la liquidité

Si, en principe, il suffit d’acquérir des titres difficiles à vendre pour générer un profit lorsqu’on  réussit à s’en défaire, cette stratégie se révèle dangereuse, selon Tchir, puisqu’il devient « extrêment difficile de revendre quelque chose lorsque le marché se retourne contre vous. Ce qui signifie que vos décisions en matière de crédit doivent être éclairées, car vous pouvez vous retrouvez pris avec ceci dans un marché baissier ».

5. Diversifier le portefeuille

Achetez davantage de produits complexes. Par exemple, achetez des valeurs mobilières adossées à des actifs, incluant des prêts hypothécaires ou d’achats de véhicules, en lieu et place d’obligations à haut rendement d’une entreprise en particulier. Mais cette stratégie est assortie d’une mise en garde voulant que « plus votre portefeuille est complexe, moins vous savez en tirer le maximum. Peter Tchir dit à ce sujet : « Cela s’inscrit dans une suite logique. C’est à ce niveau que se trouve la valeur et que les investisseurs devront opérer afin de générer des gains ».

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