A A A
Argent

7 trucs pour aider les nouveaux investisseurs

15 septembre 2014 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

De tous vos clients, les nouveaux investisseurs sont certainement ceux qui nécessiteront le plus de votre temps et de votre service-conseil. Mais puisqu’un bon départ est la clé de tout acte d’investissement et de toute bonne relation professionnelle client-conseiller, il importe d’y consacrer le temps et la préparation nécessaires.

Anticipez les besoins et attentes de ces nouveaux investisseurs avec ces quelques données. Elles pourront servir à la fois de thèmes à couvrir lors de prochaines discussions et d’éléments de référence pour les clients après l’explication de certains concepts.

1- Classification de l’industrie des services financiers

L’industrie présente principalement trois catégories de clientèle : le client privé (groupe ou individu possédant un actif de 1 M$ et plus), le client bien nanti (jusqu’à 1 M$) et le client de détail (100 000 $ et plus).

Chaque groupe peut accéder au marché à travers des produits généralistes (actions, obligations, fonds communs, fonds négociés en Bourse, etc.) et peut aussi investir dans des produits d’assurance et d’autres outils plus complexes, selon ses besoins et son niveau de littératie financière.

2- Qu’est-ce qu’une action?

Une action est une part de la propriété d’une entreprise. Elle représente un droit sur l’actif et le bénéfice. Plus vous achetez d’actions, plus l’intérêt que vous détenez dans l’entreprise est grand.

Le bénéfice est basé sur deux principes : les dividendes et le gain en capital.

Les dividendes sont un revenu gagné sur un titre boursier, dont l’entreprise émettrice a généré des revenus et une rentabilité suffisants pour lui permettre de le verser à ses actionnaires. Si l’entreprise se porte bien, ses dividendes pourraient rester stables ou augmenter. Les dividendes sont imposables annuellement.

Les gains en capital sont réalisés lorsque la valeur de l’action dépasse le prix coûtant. Ils ne sont imposables que lorsque le client vend ses actions.

3- Investir dans la croissance continue

Les taux d’intérêt sont bas, le marché est inégal et l’inflation guette : le pire environnement possible pour l’investisseur à la recherche de revenus stables. Certains types de produits génèrent toutefois des gains intéressants, et ce, sans le spectre de la fluctuation de marché.

Dans cette optique, recherchez des obligations qui se comportent comme des actions et vice-versa. Par exemple, les obligations de sociétés à rendement plus élevé produisent des gains de 7 % à 8 %, soit beaucoup plus que les taux de produits gouvernementaux ou les obligations d’entreprises de première catégorie.

Certaines catégories d’actions imitant les obligations peuvent également constituer une option. C’est le cas de actions à dividende, jugées plus stables et pouvant générer des gains de l’ordre de 4 %. Combinées à la hausse des prix d’actions sous-jacentes, les résultats peuvent s’avérer intéressants. Les actions privilégiées, divisées en deux catégories, perpétuelles (taux stable de dividendes) et variables (taux changeant à tous les cinq ans), peuvent aussi contribuer à hausser les revenus. Dans un contexte de hausse d’intérêt, la seconde catégorie représente généralement la meilleure option.

Les actions à faible volatilité, appelées à connaître de bonnes performances futures, sont également recommandées, bien qu’elles aient été, à ce jour, laissées pour compte par le marché.

4- Éviter les risques peut s’avérer… risqué

Plusieurs études attestent de l’aversion des investisseurs canadiens envers le risque. Mais éviter le risque à tout prix pourrait constituer l’un des plus grands obstacles à l’atteinte des objectifs de revenus futurs.

Plusieurs investisseurs ont ainsi opté pour des produits financiers tels que les bonds du trésor, les certificats de placement garantis et les comptes d’épargne à intérêt élevé, sur la base que ces outils sont jugés sûrs, bien que les gains soient moindres.

Mais ces outils sont en fait porteurs de risque. Les taux d’intérêt étant historiquement à leur plus bas, les gains et une partie du capital pourraient être absorbés par l’inflation à long terme.

En investissant dans des valeurs se situant au-dessus de l’inflation, l’investisseur peut ainsi conserver le pouvoir d’achat de ses épargnes et ses actifs de base.

5- Ce que l’investisseur autonome doit dire à son conseiller

Il est aujourd’hui fréquent de voir un conseiller financier travailler avec des investisseurs détenant des comptes autogérés, tout en continuant de veiller sur leurs investissements primaires. Ce type de client alloue habituellement environ 10 % ou moins de son capital d’investissement à cette pratique, une somme qu’il peut se permettre de perdre sans entacher son plan financier à long terme.

Tout en permettant au conseiller de garder un œil sur le portefeuille du client et le niveau de risque auquel il est exposé, cette dynamique offre au client l’opportunité de discuter des objectifs des comptes autogérés : gains ciblés, type particulier de FNB (que le conseiller peut aider à identifier), etc.

6- Comment se fixent les prix des FNB

Un fonds négocié en bourse (FNB) est un fonds formé d’un ensemble de placements, comme des actions ou des obligations, qui sont détenus par un groupe d’investisseurs et gérés par un gestionnaire de portefeuille professionnel. Les FNB sont échangés à la bourse, peuvent être vendus à découvert ou sur marge. Il est aussi possible de négocier des contrats à terme et des options.

Le prix d’un FNB correspond au prix moyen pondéré de chacun des titres sous-jacents. Il importe de se souvenir que lorsque s’ouvrent les marchés, certains titres sous-jacents peuvent être échangés seulement dans les minutes suivantes et que cela se reflète dans la valeur indiquée en ouverture.

7- Que sont les produits dérivés?

Les produits dérivés sont des produits financiers complexes qui reposent sur l’évolution d’autres actifs, qui peuvent être de différentes natures : action, indice, devise, taux, souvent appelés sous-jacents. Ils permettent de profiter des fluctuations de l’actif sans avoir à l’acheter ou le vendre. Investir dans un produit dérivé revient à spéculer qu’un sous-jacent connaîtra une hausse ou une baisse prochaine.

Ces instruments financiers ont été créés à l’origine pour se protéger des risques financiers (hausse des prix des matières premières, taux de change, etc.) ou pour spéculer dans l’intention de réaliser de gros profits.

Les principaux dérivés sont les options et les warrants. Les options servent à gérer les risques économiques et financiers liés à l’évolution défavorable des prix des sous-jacents sur lesquels ils portent. Ils nécessitent souvent une mise de fonds minime, mais peuvent dégager un fort effet de levier en cas d’évolution favorable des prix des mêmes sous-jacents.

Ils permettent la mise en place de stratégies de gestion très diverses, s’avérant ainsi plus accessibles aux investisseurs particuliers que les contrats à terme ou les swaps. L’utilisation la plus courante consiste à acheter des options sur actions pour se garantir un prix d’achat ou de vente future d’actions.

Une mauvaise prédiction portant sur le sous-jacent rend l’option caduque et signifie la perte complète de l’investissement.

Les warrants permettent de diversifier ou de protéger un portefeuille et de profiter des prévisions portant sur des évolutions de marché. Plus complexes que les actions ou les obligations, ils impliquent des risques plus importants et sont donc réservés aux investisseurs avertis.

Les warrants perdent de la valeur à l’approche de leur date d’échéance et sont sensibles à la volatilité.

Ce texte a d’abord été publié sur Advisor.ca. Traduction et adaptation par Yves Rivard.

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques