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Économie

7 réalités que tout investisseur doit connaître

26 janvier 2015 | La rédaction | Commenter

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Dans un contexte de chute du cours du pétrole et d’incertitude économique qui plane sur les grandes économies mondiales, il peut certainement s’avérer difficile pour les investisseurs d’identifier les gagnants et perdants dans les différentes catégories d’actifs. C’est du moins ce qu’en pensent Megan Greene et Robert Boyda, chefs économistes, gestion d’actifs, Manuvie.

Sur le site Advisor.ca, ils détaillent sept réalités du monde de l’investissement que tout bon investisseur devrait connaître et garder à l’oeil tout au long de 2015.

1. Le surendettement

L’endettement des ménages et des gouvernements se poursuit. Pour les investisseurs, le résultat est le suivant : bien que la demande pour les titres à revenu fixe demeure solide dans le marché américain, les occasions de placement dans ce secteur risquent d’être limitées par le surendettement. Dans la tourmente provoquée par la volatilité des marchés boursiers, une mouvance vers les titres à revenu fixe pourrait s’effectuer, et ce, bien qu’ils ne puissent offrir les occasions de croissance et de rendement recherchés par plusieurs.

2. La liquidité abondante

Les investisseurs devraient toujours garder ceci en tête : on injecte actuellement tellement de liquidités dans le système monétaire international que les marchés boursiers ne risquent pas d’être réellement affectés. Bien que plusieurs investisseurs maintiennent une partialité nationale à cet égard, la dynamique des politiques monétaires plaide davantage en faveur d’un réseau d’investissement plus large, et d’un examen des occasions présentées dans les marchés internationaux.

3. La dévaluation compétitive des devises

Beaucoup de pays souhaitent stimuler la demande et la croissance à travers une politique de dévaluation de leur devise. Et, effectivement, un euro, un yen ou un renminbi revu à la baisse devrait normalement augmenter la rentabilité et la compétitivité dans la zone euro, au Japon et en Chine. Les investisseurs devraient considérer cette possibilité en tant que soutien au développement de ces économies et, du même coup, à celui des marchés boursiers.

4. Les bas rendements des obligations d’État

La stagnation séculaire et les politiques monétaires laxistes ne peuvent se traduire que par la compression et l’amenuisement des rendements des obligations d’État. Bien que certains analystes sont d’avis que les bas rendements actuels ne sont que le résultat d’un cycle de fluctuation économique normal, l’offre excédentaire actuelle marque une rupture nette avec les scénarios passés. Devant l’absence d’une hausse de demande mondiale, les taux de rendement à long terme américains devraient se maintenir en deçà de la norme historique de 4 % sur un horizon de cinq ans.

5. Les nouvelles réglementations

Alors que les exigences en capital sont en hausse dans d’autres catégories d’actifs, investir dans les obligations souveraines devient de plus en plus attractif dans une perspective de coût en capital. Les changements en matière de réglementation sont appelés à se poursuivre au cours des prochaines années, les responsables des politiques travaillant à mettre en place des mesures visant à éviter une nouvelle crise financière. Un tel cadre pourrait générer une baisse d’activité et de rentabilité auprès des cabinets de services financiers, et voir le marché des obligations souveraines connaître une hausse.

6. Dette et démographie

Le vieillissement démographique a déjà un impact sur les décisions de politique monétaire et les tendances macroéconomiques dans les marchés du Japon, de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Mais l’économie mondiale et ses marchés obligataires se préparent présentement à l’émergence d’une nouvelle réalité, celle des aînés en provenance de l’Asie. Ce changement en matière démographique devrait s’accélérer dans la plupart des pays développés et occasionner un transfert marqué du marché des actions vers celui des obligations pour les années à venir dès 2015.

7. La microinflation

Dans un contexte où l’inflation frôle l’immobilisme, les taux d’intérêt à court et long termes risquent de progresser de manière similaire, soit très lentement, au cours des cinq prochaines années. Toutefois, les taux à court terme devraient s’apprécier un peu plus rapidement, alors que les banques centrales appliqueront leur resserrement des politiques monétaires. La hausse des taux d’intérêt directeurs révisera à la baisse les prix des obligations à court terme, augmentant ainsi leur rendement par rapport aux titres à long terme. Une situation qui pourrait rendre les placements à revenu fixe des obligations à plus long terme moins attractifs aux yeux des investisseurs. Une inflation maîtrisée risque également de compliquer les initiatives de stabilisation du fardeau de la dette de plusieurs pays.

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