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Plus de 85 % des Canadiens ignorent les stratégies fiscales de fin d’année

19 décembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Les stratégies fiscales de fin d’année visant à réduire l’impôt échapperaient complètement à 87 % des Canadiens, si l’on en croit un nouveau sondage de BMO Nesbitt Burns.

Qu’il soit question de versement d’acomptes provisionnels trimestriels, de ventes à perte, de dons caritatifs, de retraits d’un CELI ou de cotisations au REER (pour les personnes de 71 ans) : les méthodes et pratiques des contribuables à cet égard restent à instaurer ou à optimiser.

Le document cite à preuve le fait que seulement 27 % des répondants perçoivent la planification fiscale comme une pratique hebdomadaire ou mensuelle. Les autres sondés, soit ceux ne veillant pas à leur planification fiscale tout au long de l’année, se justifieraient comme suit :

  • 36 % disent maîtriser leurs impôts;
  • 31 % n’y pensent que lors de la période de production de déclaration de revenus, soit de janvier à avril;
  • 23 % sont d’avis « qu’il ne s’agit pas d’une priorité tout au long de l’année »;
  • 21 % connaissent les crédits d’impôt qui les concernent et disent ne pas y songer « tout au long de l’année ».

À ces statistiques, on peut ajouter que 36 % des sondés ont recours à l’aide d’un comptable ou d’un spécialiste en déclarations de revenus pour obtenir des conseils, que 31 % retiennent les services d’un conseiller en placement, et que 27 % s’en tiennent aux conseils prodigués par « la famille et les amis ».

Stratégies et dates butoir

L’étude complète son portrait de la situation en proposant cinq stratégies visant la plupart des contribuables.

1. Versement d’acomptes provisionnels trimestriels

Date limite : 15 décembre

Le montant estimé de votre impôt sur le revenu annuel (ou pour l’une des deux années précédentes) dépasse 1800 $ au Québec ou 3000 $ ailleurs? Des acomptes provisionnels trimestriels pourraient être exigibles, le dernier ayant pour date limite le 15 décembre.

2. Ventes à perte à des fins fiscales

Date limite : 24 décembre

Si certains placements ont connu une dépréciation, il est possible de s’en défaire avant la fin de l’année pour compenser les gains en capital réalisés et ainsi réduire l’impôt. Cette action stratégique doit toutefois être posée en parfait accord avec une stratégie globale de placement, ces placements ne pouvant être rachetés avant 31 jours. BMO Nesbitt Burns recommande le recours à un conseiller fiscal pour ce type d’opération.

3. Dons caritatifs, déductions et autres crédits d’impôt

Date limite : 31 décembre

Offrir un titre coté en Bourse en hausse en lieu et place d’un don en argent permet l’obtention d’un crédit d’impôt et d’éviter possiblement l’impôt à payer sur les gains en capital réalisés. La date limite de paiement du 31 décembre s’applique aussi aux déductions ou aux crédits d’impôt découlant de frais de garde ou de scolarité, de frais médicaux, de crédits d’impôt liés à la condition physique ou aux activités artistiques des enfants.

4. Retraits d’un CELI

Date limite : 31 décembre

Il est recommandé d’effectuer tout retrait du CELI d’ici la fin de l’année 2014 afin de se réserver plus de droits de cotisation pour l’année 2015.

5. Cotisations au REER pour les personnes qui atteignent l’âge de 71 ans

Date limite : 31 décembre

Si vous avez atteint l’âge de 71 ans en 2014, il est possible de verser une dernière cotisation d’ici la fin de l’année dans le cas où certains droits demeurent inutilisés, et ce, avant de procéder à la liquidation complète du REER.

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