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À défaut de fusionner, les grandes banques doivent travailler ensemble, dit Réal Raymond

10 mai 2007 | Commenter

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(10-05-2007)En entrevue au Globe and Mail, Réal Raymond, le président sortant de la Banque Nationale du Canada, a déclaré que les grandes banques canadiennes doivent trouver des solutions imaginatives pour réduire leurs coûts.

Pour lui, il est clair qu’Ottawa n’est pas intéressée à autoriser les fusions bancaires qui créeraient des entreprises d’envergure internationale. « Ce n’est pas une priorité pour les politiciens. Espérons que nous aurons un gouvernement majoritaire bientôt qui osera examiner cette question vitale pour le pays et l’industrie », a-t-il déclaré.

Cela fait presque 10 ans que ce débat est sur la place publique. Tous les arguments pour et contre sont connus. Il ne reste qu’à modifier la Loi sur les banques pour qu’on aille de l’avant. Mais les différents gouvernements ont toujours refusé de donner leur aval.

Comme la situation ne semble pas vouloir évoluer, Réal Raymond croit que les banques doivent développer différents types de partenariats destinés à réduire leurs frais d’exploitation. Ainsi, les institutions pourraient regrouper certains services administratifs, comme le traitement des chèques, la compensation d’opérations financières, l’envoi des relevés de comptes, etc.

Réal Raymond insiste pour dire que les grandes banques sont capables de travailler en commun. En fait foi l’annonce, la semaine dernière, de la création d’Alpha, ce système de négociation parallèle et électronique censé améliorer l’échange des actions et des autres titres canadiens sur le marché. Alpha sera la propriété de BMO Marché des capitaux, de Marchés mondiaux CIBC, de Financière Banque Nationale, de RBC Marché des capitaux, de Scotia Capitaux, de Valeurs mobilières TD et de Canaccord Capital.

Pendant des années, les banques ont hésité à collaborer ensemble, croyant que les fusions seraient autorisées. Mais devant l’évidence du contraire, il est temps qu’elles s’assoient à la même table afin d’élaborer des stratégies communes.

Réal Raymond quittera son poste le 1er juin prochain. Fervent partisan des fusions bancaires, il se dit déçu que ce ne se soit produit durant les cinq années qu’il a passé à la tête de la Banque Nationale. Au cours des dernières années, les rumeurs voulant que la Banque Toronto-Dominion achète la Nationale ont défrayé la manchette. Réal Raymond n’a pas voulu commenter sur les chances qu’un tel scénario se réalise.

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