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Épargne

À la rencontre des débutants
Kim Chabot, planificatrice financière

12 décembre 2013 | Didier Bert | Commenter

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Kim Chabot

Il y a deux ans, Kim Chabot s’est lancée comme planificatrice financière associée au cabinet Proxima. Elle nous parle de son parcours d’entrepreneure en services financiers.

Si vous n’aviez pas fait ce métier, qu’auriez-vous fait?

Je voulais devenir courtière à la Bourse. Mais on était en 2009, et c’était la crise financière… Je ne voulais pas faire un burn-out!

Pourquoi avoir choisi la planification financière?

Bien entendu, il y a le côté financier, et les aspects légaux et fiscaux. Mais aussi, l’autonomie me plaît : je ne voudrais pas que quelqu’un d’autre me fixe mes objectifs. Je travaille fort pour grandir avec mes clients, et pour me permettre de prendre six semaines de vacances par année. En institution financière, plus on avance, plus on perd des clients… parce qu’en changeant de poste, on change de clientèle. Moi je fais croître leurs actifs et on bâtit un lien de confiance.

Comment avez-vous débuté?

J’ai obtenu mon titre de planificatrice financière en 2010. Parallèlement, je me suis jointe, en tant que conseillère en sécurité financière, à la London Life. En 2011, je me suis associée à Proxima Services financiers, elle-même rattachée à London Life.

Quelle évolution souhaitez-vous pour votre carrière?

Je souhaite développer mon créneau auprès des professionnels de la santé, des travailleurs autonomes et des gens d’affaires. Je veux aller chercher des clients de plus grande ampleur, avec des portefeuilles plus importants. Je dois développer ma notoriété pour convaincre les gens de me confier leur argent.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus?

Le plus enrichissant, ce sont les relations avec les clients. Si j’avais été courtière en Bourse, je n’aurais pas eu autant de contacts. Je me suis rendu compte que la rencontre avec le client, la compréhension de son besoin, c’est très gratifiant.

Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir?

La discrétion est essentielle pour inspirer la confiance. Les gens nous parlent de leurs finances, un sujet souvent tabou. Il faut être capable de les écouter quand ils se confient à nous, sans jamais divulguer leurs propos. Aussi, il est préférable d’avoir un esprit analytique pour synthétiser le portrait financier du client.

Qu’aimez-vous le moins dans votre métier?

Je suis obligée de travailler tard deux ou trois soirs par semaine. Mieux ça ira, moins j’en ferai. Aussi, je dois faire de la sollicitation par téléphone. C’est la partie la moins agréable de mon travail.

Quels sont les préjugés répandus sur votre métier?

Les scandales financiers ont rendu la population plus craintive. Malheureusement, ce sont les professionnels honnêtes qui paient pour les actes de gens malhonnêtes. Aussi, l’image ancienne du vendeur « coûte que coûte » est encore présente dans la tête de certains clients. C’est plus difficile de faire comprendre aux 60 ans et plus que nous sommes là pour les accompagner dans la gestion de leurs finances.

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