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Abolition des commissions : d’autres points de vue

3 mai 2010 | Commenter

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travaille_papier_364Notre article intitulé Abolition des commissions : un point de vue continue de vous faire réagir. Rappelons que, dans cet article, S. Kelly Rodgers, présidente d’un cabinet torontois indépendant et CFA d’expérience, prend position en faveur  de l’abolition — de manière graduelle toutefois — des commissions dans l’industrie canadienne des fonds.

« Je travaille avec des fonds sans frais d’entrée ni frais de sortie, explique Jacques, un conseiller indépendant de Québec. Tous ceux qui avaient des frais de sortie sont automatiquement transférés sans frais de sortie lors d’une révision. »

« J’explique la différence entre les méthodes de rémunération, et je n’ai pas honte de ma transparence. Depuis longtemps, je fais exactement comme dans l’article Abolition des commissions : un point de vue,le courtier qui explique le fonds Mawer et qu’il peut toucher une rémunération plus élevée au départ, ou moindre mais constante. Donc, mon client est toujours libre de partir puisqu’il n’y a pas des frais pour le retenir. J’explique que je gagne ainsi ma vie et que je n’ai pas un horaire de banquier. Je suis disponible de 8 h 30 à  21 h 30 et le week-end, si nécessaire », poursuit-il.

« Le banquier a des  « quotas » sous pression à remplir, une sorte de conflit d’intérêt. Puis une fois sorti de sa succursale, pourquoi il penserait à ses clients durant ses vacances ?, ajoute Jacques. Je n’ai jamais vu une banque diminuer ses frais, ils augmentent les bonus de leur dirigeants. Je ne suis pas en vase clos. Je suis courtier indépendant, et ceci est difficile à mesurer pour un client. […] Les comptes à honoraires sont bons pour les client très fortunés et la gestion de leur portefeuille est intégrée dans une planification fiscale et testamentaire. […] Le meilleur moment où les conseils sont utiles, c’est en période de baisse. Tous mes clients m’ont remercié de leur avoir recommandé de demeurer investis en 2008 et de profiter du creux pour investir. Que le client dans une banque aille tout placer en monétaire ne dérangera pas son conseiller qui ne discutera pas longtemps », conclut-il.

« ZÉRO commission ! »
« ZÉRO commission!  Tout pour les clients et les gestionnaires! Rien pour le dernier des Mohicans », écrit de son côté Francoys Arsenault, planificateur financier montréalais, qui signe « À commission 4 ever ».

« Je suis contre l’abolition des commissions telles qu’elles sont présentement car les gens vont se tourner vers les banques et les caisses, estime quant à lui Pierre, planificateur financier. Ces dernières ne sont pas plus compétentes que nous et ne sont pas obligées de divulguer leurs salaires. De plus, elles vendent souvent ce que leur patron leur dit de vendre, et non pas ce dont le client a besoin ».

« Je suis d’accord avec vous qu’on devrait appeler un vendeur, un vendeur mais l’ A.M.F. nous l’interdit. Nous sommes obligés d’écrire sur nos cartes d’affaires « conseillers en sécurité financière » », conclut-il.

Notre lecteur fait référence à l’article dans lequel S. Kelly Rodgers écrit qu’il faudrait commencer par appeler un chat un chat : les professionnels qui portent des titres comme planificateur financier, représentant en épargne collective ou conseiller en placement sont essentiellement des vendeurs. « S’ils sont très bons, on les appellera directeurs de comptes ou vice-présidents », dit-elle.

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