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Abolition des commissions : vos points de vue

30 avril 2010 | Commenter

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travaille_papier_425Vous avez été nombreux à réagir à notre article intitulé Abolition des commissions : un point de vue. Dans cet article, S. Kelly Rodgers, présidente d’un cabinet torontois indépendant et CFA d’expérience, estime que l’industrie canadienne des fonds devrait en arriver à l’abolition des commissions, mais de manière graduelle.

À son avis, il faudrait notamment que les organismes provinciaux de réglementation donnent aux épargnants et aux investisseurs plus de détails sur les qualifications et l’expérience des conseillers. Par exemple, sont-ils habilités à faire le commerce des options ? Depuis quand exercent-ils leur métier ? « Les organismes de réglementation devraient s’engager davantage dans l’encadrement et la surveillance des courtiers en valeurs mobilières et des distributeurs de fonds communs, et se fier moins à l’autoréglementation », tranche S. Kelly Rodgers.

De plus, poursuit-elle, les clients devraient connaître le détail des frais qu’ils encourent. Combien coûte le volet conseil ? À combien s’élève la commission du conseiller qui réalise une transaction ?

Une fois que ces étapes auront été mises en place, on pourra envisager le bannissement des commissions, note-t-elle.

Vos réactions : contre !
« Moi, je suis contre, écrit François P. Boissonneault. Je suis aussi bien de m’en aller travailler à salaire pour une banque et de délaisser le tout. Je travaille déjà pour mes clients avec des comptes sans frais de rachat.  Ma façon de vivre est avec les suivis. Je ne veux pas être employé, mais indépendant. Quel avenir réserve-t-on aux gens qui veulent commencer dans le domaine s’ils n’ont pas de rémunération valable ? On sait déjà que la relève est un problème ! », conclut-il.

« Arrêtons la chasse aux sorcières : la relation entre le « conseiller!? » et le client est déjà assez compliquée avec des slogans comme « Investiguer avant d’investir » , « ne confiez pas tout votre argent même à votre frère », « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », etc., estime de son côté Denis, représentant en épargne collective, qui a souhaité que seul son prénom soit publié. Au lieu de créer un climat de confiance, on ne sème que de la méfiance. Pas très bon pour un peuple qui est à la remorque du reste du Canada par rapport à ses habitudes de dépenses, d’épargne et de planification pour la retraite. Probablement l’héritage de l’Église et d’Alphonse D.! »

« De plus, avec une structure à honoraires pour tous, qui pourra desservir les clients qui détiennent de petits portefeuilles, poursuit Denis. Imaginez la complexité de la chose pour un représentant en épargne collective d’une firme indépendante. Tous ces petits épargnants se retrouveront un jour ou l’autre entre les mains des caisses et des banques, ce qui ne leur garantira pas de meilleurs services, de meilleurs produits et de meilleurs « conseillers!? »…
À mon avis, les commentaires véhiculés pour la vertu des comptes à honoraires sont probablement faits par des gens bien nantis, avec de gros portefeuilles en gestion privée , ou tout simplement par de petits soldats liés de près ou de loin à la filière québécoise des caisses et banques du Québec », conclut-il.

« À mon avis, l’abolition des commissions entraînera la fin des conseillers financiers et la prise de contrôle complète des banques des services financiers, signale quant à lui B., membre d’un cabinet indépendant de Laval, qui préfère garder l’anonymat. Il est déjà difficile de trouver des conseillers conscencieux et talentueux qui sont prêts à travailler à commission, que va-t-il arriver si même la commission est abolie ? Les plus médiocres vont se retrouver à travailler pour une institution financiere avec un salaire médiocre. Le public ne sera pas mieux servi », estime-t-il.

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