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Achat de CI Financial : la CIBC serait un choix logique

1er février 2011 | Ronald McKenzie | Commenter

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pomme_choix_decision_425Les rumeurs concernant la vente de la firme CI Financial continuent d’alimenter la presse financière au pays. Cette fois, c’est un rapport de la Banque CIBC qui relance la machine. En effet, l’analyste Paul Holden prétend que l’acheteur le plus en vue, la Banque Scotia, hésiterait à acquérir le bloc d’actions qu’elle ne détient pas encore dans CI Financial.

Ce serait plutôt la Banque CIBC qui serait le meilleur parti pour conclure une telle transaction. Selon Paul Holden, la CIBC a les moyens financiers nécessaire pour financer l’achat de CI Financial, dont la capitalisation boursière est estimée à 6,2 milliards de dollars. De plus, la CIBC a axé sa stratégie de développement sur le marché canadien depuis que son expansion aux États-Unis a mal tourné.

Les produits de CI Financial compléteraient bien ceux de la CIBC, qui dispose d’un vaste réseau de succursales et qui, comme toutes les grandes banques canadiennes, est intéressée à développer le marché de la gestion de patrimoine.

Pourquoi la Scotia refuserait-elle de compléter l’achat de CI Financial, alors qu’elle détient déjà 36 % du capital de l’entreprise ? Paul Holden cite plusieurs raisons. D’une part, la Scotia est actuellement en train d’intégrer les activités de Patrimoine Dundee, filiale de CI Financial qu’elle a acquise en novembre dernier pour la somme de 2,3 milliards de dollars. Ce processus devrait durer encore plusieurs trimestres, de sorte qu’il serait surprenant qu’elle se lance dans une autre acquisition d’envergure. D’autre part, la Scotia a des visées de développement international et préférerait demeurer concentrer sur cet objectif plutôt que d’y mettre un frein afin d’organiser un autre réseau canadien.

Paul Holden doute qu’une entreprise canadienne de fonds communs soit assez forte pour mettre la main sur CI Financial. Certes, la Société financière IGM aurait les moyens de se payer un tel achat, mais son actionnaire principal, la Financière Power, est plus intéressé à consolider sa présence aux États-Unis que d’élargir ses activités au Canada. De plus, dit Paul Holden, les deux entités partagent des cultures entrepreneuriales fort différentes.

Ce nouveau chapitre dans la saga de CI Financial n’a pas ému les investisseurs outre mesure. Hier à Toronto, l’action de CI Financial a terminé la séance à 21,45 $, en baisse de 0,03 $.


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