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Immobilier

Achat d’une maison en famille ou entre amis : les pièges à éviter

26 mars 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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Près de quatre Québécois sur 10 estiment qu’acheter une résidence principale ou secondaire avec des amis ou des membres de la famille constitue un excellent premier investissement. Et 4 % d’entre eux l’ont fait au cours des 24 derniers mois, révèle un récent sondage en ligne commandité par la TD.

Toutefois, cette méthode d’acquisition exige une planification rigoureuse si l’on veut éviter les mauvaises surprises, met en garde l’institution financière.

Trois grands principes à respecter

Pour prendre une décision éclairée et s’éviter du stress lors de l’achat, la TD recommande de respecter trois grands principes :

• Établir un budget réaliste.

• Demander conseil à un expert en prêts hypothécaires.

• S’accorder du temps… et choisir la bonne maison!

Établir un budget réaliste

Il faut avant tout déterminer ce que chacun est capable de payer. L’avantage de se retrouver à plusieurs, c’est qu’en mettant en commun leurs ressources les acheteurs peuvent verser une mise de fonds plus substantielle.

En versant un montant initial d’au moins 20 %, par exemple, ils sont souvent dispensés de l’assurance prêt hypothécaire. Les primes de cette assurance correspondent à un pourcentage du prêt hypothécaire et peuvent être réglées en une seule fois ou être ajoutées au capital du prêt. Or, si le solde de ce prêt est moins élevé, les versements mensuels le seront aussi.

L’élimination ou la réduction de cette prime peut donc se traduire par des économies substantielles pendant la durée du prêt.

Faire un test avant de s’engager

Une fois réglée la question du budget et du montant de la mise de fonds, les acheteurs ont tout intérêt à ne pas se précipiter, estime Jean-François Laurin, directeur des ventes et spécialiste hypothécaire à la TD.

Celui-ci leur suggère plutôt de se livrer à un test en cotisant l’équivalent du versement hypothécaire mensuel à un compte d’épargne libre d’impôt ou en versant ce montant dans un compte d’épargne.

« Le futur acheteur fait ainsi d’une pierre deux coups : il peut vérifier s’il est en mesure de mettre de côté le montant du versement hypothécaire mensuel nécessaire avant de s’engager, tout en épargnant pour verser une mise de fonds plus élevée. Dans le cas des co-acheteurs, cette solution leur permet de discuter de la façon dont les versements seront effectués après l’achat. »

Toutefois, même s’il est primordial de se mettre d’accord sur ces aspects financiers, l’histoire ne s’arrête pas là, avertit Jean-François Laurin.

Choisir la bonne maison

En effet, les co-acheteurs doivent également s’entendre sur les caractéristiques de la propriété qu’ils veulent acquérir ainsi que sur les compromis qu’ils sont prêts à faire : par exemple, la résidence principale sera-t-elle une maison ou une copropriété? Et s’il s’agit d’une résidence secondaire, choisira-t-on un chalet dans les bois ou une maison au bord d’un lac?

Enfin, une fois la décision prise, ils ne devront pas oublier d’inclure dans leur budget total certains frais connexes, comme les taxes, les assurances, les frais des services publics ou les coûts futurs d’entretien et de réparation.

« Personne ne veut avoir une mauvaise surprise juste avant de signer l’acte de vente, conclut Jean-François Laurin. Que vous achetiez seul ou avec quelqu’un d’autre, un spécialiste hypothécaire pourra vous aider à démêler les questions relatives au financement d’une propriété bien avant que vous ne partiez à la chasse aux maisons. »

Autant de gestes « qui feront économiser de l’argent et éviteront beaucoup de stress à long terme », conclut le spécialiste hypothécaire.

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