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Économie

Actions américaines : + 10 % en 2012

22 février 2012 | Ronald McKenzie | Commenter

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« Je ne serais pas surpris que les actions américaines obtiennent des rendements légèrement supérieurs à 10 % cette année, comparativement à des résultats plutôt neutres l’année dernière. »

Voilà ce que prévoit Jack Ablin, chef des placements à BMO Banque privée Harris aux États-Unis. Dans un rapport intitulé Une nouvelle année, un regain d’optimisme, Jack Ablin constate que l’économie américaine a franchi un cap et que 2012 « pourrait être l’année d’un solide rebondissement ».

Trois indicateurs témoignent de nombreuses améliorations dans la situation de l’économie américaine, dit-il. En effet :

  1. Le PIB des États-Unis a crû de 2,8 % au 4e trimestre de 2011, ce qui porte à 1,7 % le taux de croissance pour l’ensemble de l’année
  2. Malgré les compressions des dépenses publiques, les dépenses des consommateurs et des entreprises ont augmenté au 4e trimestre.
  3. Le taux de chômage a baissé à 8,3 %, battant les attentes des analystes.

Au plan international, excluant la zone euro, l’expert anticipe une « trajectoire positive » de la croissance, ce qui devrait fournir une « toile de fond intéressante » pour les marchés boursiers et des titres à revenu fixe. La poussée est même bien engagée. Depuis le début de l’année, l’indice MSCI des marchés émergents a bondi de 10 %, tandis que l’indice MSCI EAEO des actions internationales a progressé de plus de 4 %.

Autre bonne nouvelle : la forte volatilité qui a dominé les marchés bousiers au second semestre de 2011 s’est grandement atténuée depuis le début de l’année. Cela donne à penser que les investisseurs ont repris confiance à l’égard des perspectives à moyen et long terme des pourparlers visant la restructuration de la dette grecque et d’une « résolution satisfaisante » de la crise de la dette en zone euro.

À propos de zone euro, cette région demeurera « l’enjeu principal » pour les marchés de capitaux. BMO Banque privée Harris persiste à croire que l’Europe tombera en récession en 2012, bien que certaines statistiques économiques récentes soient encourageantes. Certes, plus le temps passe, plus la stabilité du crédit se renforce. Mais BMO Banque privée Harris préfère demeurer réaliste. Les conditions pourraient se détériorer davantage, note-t-elle, et la défaillance désordonnée d’un pays de la zone euro aurait de graves conséquences pour le système financier, « entraînant vraisemblablement une pénurie de liquidités et une récession de l’économie mondiale ».

Et la Canada dans tout ça? Eh bien, si les prix des matières premières demeurent à leurs niveaux actuels, ou s’ils se mettent à monter légèrement, cela stimulera le marché canadien des actions. BMO Banque privée Harris se garde de chiffrer ses prévisions, indiquant simplement que l’avancée sera modeste.

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