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Actions US : encore de la place pour la croissance

14 février 2013 | Ronald McKenzie

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Malgré la forte poussée de leur prix, les actions américaines ont encore de la place pour s’apprécier. C’est du moins l’avis de Jim Morrow et de John Roth, deux gestionnaires d’actions américaines à la firme Fidelity.

Lors d’une conférence prononcée mercredi à Toronto, les deux experts ont reconnu que les États-Unis éprouvaient actuellement toutes sortes de problèmes. Cependant, ont-ils précisé, les bases de l’économie demeurent très robustes.

Ainsi, le secteur immobilier reprend du tonus, la politique monétaire de la Fed stimule la reprise et les facteurs démographiques sont positifs, comparativement à ceux qu’on peut observer au Japon, en Chine et dans la majeure partie de l’Europe.

Sur ce dernier point, Jim Morrow a souligné que le taux de natalité du Japon et des économies avancées de l’Europe ne suffit pas à renouveler leur population. La Chine vivra la même situation dans trois à cinq ans.

« Les États-Unis sont l’une des seules grandes économies à afficher un taux positif de renouvellement de la population. Si on y ajoute les effets d’une politique d’immigration favorisant la croissance démographique, cela contribue à renforcer la position des États-Unis vis-à-vis de celle des autres économies développées », a indiqué Jim Morrow.

Quant aux investisseurs étonnés par la récente performance des Bourses, ils ne doivent pas faire l’erreur de croire que le marché américain est rendu au bout de son souffle et qu’ils doivent s’en tenir éloignés.

Certes, l’indice S&P 500 a franchi le plafond historique des 1500 points, ce qui est remarquable. Mais ce n’est pas une raison pour devenir défensif, a conseillé John Roth. En effet, lorsque le S&P 500 a atteint 1500 points en 2000, il se négociait à 26 fois les bénéfices. Quand il a testé ce seuil de nouveau en 2007, il était à 18 fois les bénéfices.

Cette fois, le S&P 500 a rejoint la marque des 1500 points, mais à seulement 13 fois les bénéfices. « Il s’agit d’un niveau où, historiquement, les investisseurs obtiennent de bons rendements », a dit John Roth.

Les deux spécialistes ont conclu leur présentation en vantant les mérites de la gestion active de portefeuille. Selon eux, les gestionnaires actifs peuvent limiter les pertes pour les investisseurs, car ils ont la possibilité de sortir du marché lorsque les conditions se détériorent. Au contraire, les gestionnaires indiciels sont tenus de maintenir le cap en toutes circonstances, exposant lers clients à la totalité de l’impact en cas de chute des cours.

 

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