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Revue de presse

Affaire Amaya : Bell et Rogers ont reçu la visite de l’AMF

23 juillet 2015 | La rédaction | Commenter

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Dans le cadre de son enquête pour délit d’initiés, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a non seulement perquisitionné les bureaux d’Amaya, de Manuvie et de Canaccord, mais aussi ceux de Bell Mobilité et de Rogers via sa filiale Fido, révèle La Presse.

Dans son édition d’hier, le quotidien rapporte en effet qu’après avoir débarqué le 10 décembre chez Amaya, à Pointe-Claire, chez Placements Manuvie, à Dorval, et chez Canaccord, au centre-ville, des enquêteurs de l’AMF se sont présentés le 6 février dernier chez Bell et chez Rogers.

Des documents obtenus par le journal révèlent qu’à cette occasion, « un volume important d’éléments d’enquête a été saisi chez les fournisseurs de services téléphoniques ».

AU MOINS SIX PERQUISITIONS

Ainsi, dans les bureaux de Rogers/Fido, à Montréal, les représentants de l’Autorité sont repartis avec « une boîte contenant des factures pour 12 personnes, un registre d’appels pour ces 12 personnes ainsi que des tableaux descriptifs ». Du côté de Bell, « un registre des communications du 12 mars au 30 septembre 2014 pour un numéro de téléphone précis », a été saisi.

Au total, affirme La Presse, l’AMF a effectué « au moins six perquisitions depuis le début de son enquête ».

Par ailleurs, lAutorité analyserait actuellement des éléments saisis chez Canaccord, « sachant que la société financière conserve une sauvegarde de l’ensemble des courriels de ses employés pour une période de sept ans et une copie de sauvegarde des courriels supprimés pour une période de deux ans ».

L’AMF DEMEURE MUETTE

L’AMF « a des motifs raisonnables de croire que plusieurs personnes ont effectué des opérations sur l’action d’Amaya alors qu’elles disposaient d’une information privilégiée », rappelle notamment le quotidien montréalais.

Pour mémoire, en dehors du volet Canaccord, trois membres de la direction d’Amaya, dont David Baazov, son PDG, et Daniel Sebag, son chef des finances, de même qu’une quinzaine d’employés ou ex-employés de Manuvie, sont visés par l’enquête de l’Autorité.

Interrogée par Conseiller.ca, la porte-parole de l’AMF Cathy Beauséjour s’est refusée à tout commentaire, expliquant qu’il s’agit d’« une enquête en cours ».

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