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Affaires

AGF dans la mire du fisc

9 avril 2013 | La rédaction

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Le géant des fonds communs AGF a publié il y a près de deux semaines de tristes résultats pour son 1er trimestre 2013.

Sans surprise, on a appris que la rentabilité d’AGF était en baisse, que l’actif sous gestion a chuté de 18 % (39,3 milliards de dollars) par rapport au trimestre correspondant de 2012, que les ventes nettes de fonds communs ont encore reculé et que, malgré tout, la société persiste à verser un dividende à ses actionnaires.

Les investisseurs ont aussi appris qu’AGF a reçu une lettre de l’Agence du revenu du Canada (ARC) relativement à l’établissement du prix de cession et de la ventilation des revenus entre une filiale canadienne et une filiale à l’étranger au sein du groupe des sociétés affiliées d’AGF.

En clair, c’est une mauvaise nouvelle. En effet, l’ARC pourrait réclamer des impôts supplémentaires totalisant 40 millions de dollars pour les années d’imposition 2005, 2006 et 2007. AGF se dit « totalement en désaccord avec la position prise par l’ARC et réfutera les termes de toute vérification officielle si un avis d’imposition est émis à l’attention de la société ».

Les actionnaires d’AGF doivent souhaiter que la société ait gain de cause contre le fisc, car il est possible que des exercices financiers plus récents soient également passés au crible. Une facture potentielle de 60 millions de dollars est envisagée.

L’annonce d’une éventuelle recotisation fiscale a amené AGF à augmenter ses provisions et plusieurs analystes financiers à hausser d’un cran le niveau de risque que comporte le titre d’AGF. Depuis le 27 mars dernier, jour de la publication des résultats d’AGF, l’action de l’entreprise a chuté de près de 7 %.

Le lendemain de la conférence téléphonique qui a suivi la publication des résultats, un haut dirigeant d’AGF, Ian Ihnatowycz, a liquidé 2 millions d’actions de l’entreprise qu’il détenait dans son portefeuille personnel.

Les investisseurs qui suivent de près les affaires d’AGF ont certainement pris bonne note de cette transaction.

Et ils ont probablement pris avec un grain de sel le commentaire suivant d’AGF : « Compte tenu de la force d’AGF face à la concurrence et de l’accent que cette firme met sur l’investissement sur les marchés boursiers mondiaux, nous estimons que nous sommes en bonne position pour profiter à long terme d’un regain de la confiance des investisseurs et de la vigueur des marchés boursiers. »

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