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Annie Bienvenue / Bien communiquer, c'est vendre

Bien communiquer, c'est vendre | Annie Bienvenue

Agrandir sa zone de confort

26 mai 2015 | Commenter

Nous vivons à une époque où les entreprises, les travailleurs autonomes et les professionnels doivent se redéfinir constamment et s’ajuster aux avancements technologiques, à la concurrence, etc. Arrêter d’avancer, c’est reculer. Ceux qui ont le plus de succès sont donc ceux dont la zone de confort est la plus grande.

Notre zone de confort est cet espace dans lequel nous avons le sentiment d’être en sécurité, en maîtrise de nos moyens et où nous sommes détendus. Cette zone est nécessaire pour notre équilibre, mais elle peut aussi devenir notre prison si l’on refuse de la faire évoluer.

Aller vers l’inconnu, se sentir vulnérable et incompétent quand nous devons acquérir de nouvelles aptitudes n’est vraiment pas un sentiment agréable. Pourtant, le changement et la transformation sont partout autour de nous : la nature, la société, le milieu professionnel, etc. Ce sont les fondements mêmes de la survie de l’humanité. Alors accepter de sortir de sa zone de confort et de l’agrandir est une nécessité tant sur le plan professionnel que personnel. Mais comment transformer la chose en expériences agréables, plutôt qu’en évènements anxiogènes?

Grandir, s’est gratifiant!

Si vous faites la liste de vos plus grandes réussites, vous remarquerez sans doute que, pour les obtenir, il vous a tout d’abord fallu sortir de votre zone de confort. Vous avez peut-être déjà oublié la nervosité que vous avez ressentie au départ, les premières erreurs que vous avez commises, mais elles ont été nécessaires à votre apprentissage.

DEUX BONNES RAISONS DE SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT

1. Parce qu’on y est obligé!

Notre milieu de travail, notre santé ou nos enfants nous imposent parfois de faire des changements qui nous propulsent hors de notre bulle. C’est alors que la perception de l’effort à fournir est la plus grande. La résistance que provoque en nous ce type de changement est stressante, même épuisante. Tant que nous percevons l’évènement ou la situation comme une agression et une injustice, l’expérience sera négative, voire même pénible. L’anticipation et les scénarios catastrophes que nous créons sont la source de notre inconfort et de nos symptômes de stress.

2. Par choix.

Le besoin vient de l’intérieur quand nous ressentons que le statu quo n’est plus une possibilité, que pour nous sentir vivants, nous devons faire de nouvelles expériences ou acquérir de nouvelles compétences. En général, nous vivons ces moments avec beaucoup d’enthousiasme et d’excitation. On ne compte plus ses heures, car on est concentré sur ce qui nous passionne, l’objectif et les bénéfices que l’on désire atteindre.

De toute évidence, choisir le changement est toujours plus facile que de se le faire imposer. Cependant, s’entraîner à faire de petites modifications de notre zone de confort nous prépare à ne pas percevoir les transformations de manière si négative lorsqu’elles nous sont imposées. Plus nous en avons l’habitude, plus il est agréable et facile de sortir de sa zone.

TROIS ÉTAPES POUR AGRANDIR SA ZONE

1- La préparation

Bien entendu, on ne se lance jamais dans le vide. On se donne un plan de match. Diviser les apprentissages est important. Ne tentez pas de tout acquérir en même temps. Allez-y pas à pas, une étape à la fois. Par exemple, lorsqu’on doit faire une présentation, il faut bien préparer son sujet, sa structure, son visuel, puis connaître son auditoire et finalement répéter.

Plus on élimine les surprises et les zones grises, plus on pourra visualiser concrètement la situation, plus on diminuera notre stress et on se sentira en confiance.

2- L’action

Lorsque nous sommes outillés, il faut se lancer… et accepter de commettre des erreurs! C’est le moment d’apprendre, de rebondir et de continuer. Il n’y a que dans l’action que l’on peut vraiment évaluer son degré de maîtrise et de connaissance.

3- Le réflexe

Au départ, nous ne serons peut-être pas très à l’aise. Mais avec la pratique et l’expérience, le réflexe va s’installer et tout sera plus facile, beaucoup moins exigeant. À un an, il faut bien se concentrer pour marcher. À 30 ans, c’est un réflexe et on ne réfléchit jamais à la manière dont on fait avancer ses pieds. Sauf durant l’adolescence, où il faut souvent rappeler à ses enfants comment sortir du divan et bouger!

Comme la perfection ne s’atteint pas du premier coup, agrandir sa zone de confort c’est accepter de faire des erreurs et consentir à se faire surprendre par la vie. Le chemin qui nous sort de notre zone de confort est généralement celui qui nous mène au succès et à l’accomplissement de soi. Bonne route!

Les opinions exprimées dans les blogues n'engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca.
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