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Justice

Amaya pourrait faire face à un recours collectif

5 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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juge_maillet_justice_fraude_425Un courtier immobilier et un professionnel de la finance québécois souhaitent avoir l’autorisation d’intenter un recours collectif contre Amaya et ses dirigeants, rapporte La Presse.

Michael Shatilla, un courtier immobilier de Westmount, et Jacques Lemelin, day-trader, en ont fait la demande auprès de la Cour supérieure du Québec.

Ils allèguent entre autres que durant les six premiers mois de 2014, Amaya et des initiés travaillant ou gravitant autour de cette firme, à commencer par son fondateur, PDG et principal actionnaire individuel David Baazov (en retrait depuis la semaine dernière), auraient partagé des informations privilégiées au sujet de l’acquisition de PokerStars.

L’objectif aurait été de gonfler artificiellement la valeur de l’action d’Amaya afin de rendre possible l’achat de la plus grande salle de poker en ligne du monde.

FAUSSE REPRÉSENTATION

La poursuite que veulent lancer Michael Shatilla et Jacques Lemelin « vise à obtenir des compensations pour les investisseurs qui ont perdu de l’argent après avoir effectué des transactions sur le titre d’Amaya entre le 31 mars 2014 et le 22 mars 2016 », indique La Presse.

« Leurs avocats feront notamment valoir qu’en raison d’une fausse représentation de faits importants, des investisseurs se retrouvent lésés, car ils auraient pu acheter des actions d’Amaya à un prix inférieur alors que d’autres investisseurs ont vu la valeur de leurs actions chuter », écrit le quotidien.

Le groupe qui entend lancer un recours collectif soutient par ailleurs que David Baazov a fait de fausses déclarations aux investisseurs.

UN AUTRE RECOURS AUX ÉTATS-UNIS

En plus d’Amaya et de son patron, le camp des défendeurs inclut notamment le chef des finances d’Amaya, Daniel Sebag, ainsi que trois membres indépendants du conseil d’administration de la firme, à savoir Divyesh Gadhia, Harlan Goodson et Wesley Clark, précise La Presse.

À noter qu’une autre démarche de recours collectif serait en train de se préparer aux États-Unis, puisque en plus d’être inscrite à la Bourse de Toronto, l’action d’Amaya est aussi cotée au Nasdaq.

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