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Année faste pour les grandes capitalisations

24 février 2014 | La rédaction | Commenter

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D’après le plus récent rapport de Russell Investments, les gestionnaires canadiens de grandes capitalisations ont enregistré en 2013 leur meilleure performance des 12 dernières années comparativement à leur indice de référence.

Leur rendement médian pour l’année se situe à 19,1 %, nettement mieux que celui réalisé (13,0 %) par l’indice composé S&P \ TSX. Plus de 94 % des gestionnaires de cette catégorie ont battu l’indice en 2013, comparativement à une proportion de 76 % en 2012.  Il s’agit du plus haut taux de réussite depuis que la firme Russell Investments compile ces données, soit en 2000.

L’année 2013 s’est terminée sur une note très positive, puisque 86 % des gestionnaires de grandes capitalisations ont surpassé le rendement de l’indice au quatrième trimestre. Le rendement médian pour cette période de trois mois s’est élevé à 8,4 %, pendant que l’indice composé S&P / TSX enregistrait de son côté une plus-value de 7,3 %.

Huit des dix secteurs de la Bourse canadienne ont grandement contribué aux succès des gestionnaires, au même titre que la sous-pondération de leurs portefeuilles au secteur aurifère. Les titres des producteurs d’or se sont effectivement effondrés de 44 % en 2013.

Les gestionnaires ayant favorisé les titres à dividendes se sont aussi démarqués. Ils ont notamment bénéficié de la forte performance du secteur financier, auquel ils étaient d’ailleurs surexposés. Le rendement médian de ces gestionnaires pour 2013 s’est élevé à 20,6 %, soit 7 % de plus que l’indice composé S&P \ TSX.

Dans un autre ordre d’idées, 93 % des gestionnaires de grandes capitalisations ont surpassé le rendement de l’indice au quatrième trimestre, fort d’un rendement de 8,9 %. À nouveau, la faible exposition au secteur de l’or et une surpondération au secteur financier semblent avoir avantagé les gestionnaires de grandes capitalisations.

À titre d’exemple, les titres boursiers de la Banque Royale, de la Banque de Nouvelle-Écosse et de la Banque TD ont grimpé de 9,3 %, 12,6 % et 8,9 % respectivement lors du quatrième trimestre. Ces titres étaient détenus dans une proportion respective de 83 %, 90 % et 90 % par les gestionnaires misant sur des titres à dividendes.

Depuis dix ans, une moyenne de 55 % des gestionnaires de grandes capitalisations ont été en mesure de battre l’indice de référence. « Il y aura toujours des périodes de tourmente pour la gestion active. Nous continuons cependant de croire que les gestionnaires de portefeuille disciplinés dans leur approche qui détiennent à prix raisonnable des entreprises bien dirigées aux fondamentaux solides ajouteront de la valeur à leurs investissements sur le long terme » conclut Kathleen Wylie, directrice au sein de Russell Investments.

Ce texte est adapté d’un article publié sur Advisor.ca. Adaptation par Dominique Lamy.

À lire : Rendement : à long terme, la gestion indiciellel’emporte

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